Le Congo renforce sa mobilisation contre l’insuffisance cardiaque. Brazzaville accueille le 24 septembre 2026 les premières Journées nationales dédiées à cette pathologie, dans le cadre de la semaine de lutte qui lui est consacrée, du 22 au 29 septembre 2026. Face à une mortalité hospitalière pouvant atteindre 19 %, les autorités sanitaires misent sur la prévention, le dépistage précoce et l’amélioration de la prise en charge.
Brazzaville accueille les premières Journées nationales consacrées à l’insuffisance cardiaque. Une initiative inscrite dans la semaine nationale de lutte contre cette pathologie, désormais marquée par une journée nationale dédiée. À travers cette mobilisation, les autorités sanitaires entendent renforcer la sensibilisation, le dépistage précoce et la prise en charge des maladies cardiovasculaires.
“Les maladies cardiovasculaires, comme cela vient d’être rappelé, constituent l’une des principales composantes de cette transition. L’insuffisance cardiaque représente à cet égard un enjeu particulièrement préoccupant. Elle constitue souvent le stade évolutif de plusieurs maladies cardiovasculaires. Elle peut entraîner des hospitalisations répétées, une altération importante de la qualité de vie, une perte d’autonomie et des dépenses considérables pour les familles comme pour le système de santé.”
Donatien Moukassa, Directeur de cabinet au ministère de la santé et de la population – République du Congo
Au Congo, l’insuffisance cardiaque représente 28,6 % des urgences cardiovasculaires et jusqu’à 50 % des hospitalisations gériatriques au CHU de Brazzaville. Selon les données hospitalières du CHU de Brazzaville, la mortalité intra-hospitalière varie entre 9,8 % et 19 %. L’hypertension artérielle constitue la principale cause, impliquée dans 59 % des cas recensés.
“Au regard de ce qui précède, il paraît donc urgent et nécessaire de renforcer non seulement la sensibilisation, mais aussi intensifier le plaidoyer, afin de permettre à toutes les personnes en situation de morbidité d’avoir un accès durable au service de prévention, de traitement, des soins et de soutien de qualité.”
Guy Michel Moutounou, Délégué du représentant de l’OMS – République du Congo
Face à cette charge sanitaire, le dépistage de l’hypertension, l’accès aux soins et le suivi des patients constituent des priorités. Les données hospitalières révèlent également 51 % de cas associés à une insuffisance rénale. Ces journées nationales visent ainsi à promouvoir la prévention, renforcer les compétences médicales et améliorer durablement la prise en charge.



