À la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, le 28 septembre 2026, la Représentante permanente du Soudan du Sud, Cecilia Adout Majok Adeng, a solennellement appelé la communauté internationale à rompre avec la dépendance humanitaire d’urgence pour baser ses partenariats sur l’investissement durable et le respect de la souveraineté nationale. Alors que la mise en œuvre de l’Accord revitalisé accuse des lenteurs logistiques, Juba réaffirme le cap politique crucial du président Salva Kiir : organiser les premières élections générales du pays en décembre 2026 afin de substituer définitivement la compétition démocratique par les urnes à la confrontation armée.
Depuis son indépendance, le Soudan du Sud s’efforce de stabiliser son paysage politique, marqué par d’importants défis de gouvernance et la nécessité d’unifier les différentes factions issues des conflits passés. C’est dans ce contexte politico-institutionnel crucial que, le 28 septembre 2026, à la tribune des Nations unies, le pays a officiellement appelé ses partenaires internationaux à revoir leur approche. Lors de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, la Représentante permanente du Soudan du Sud, Cecilia Adout Majok Adeng, a plaidé pour un passage progressif d’une logique d’aide d’urgence à une stratégie fondée sur l’investissement, le développement et le renforcement des capacités nationales. La diplomate a notamment réaffirmé la détermination du président Salva Kiir à organiser les premières élections générales du pays en décembre 2026.
Nous reconnaissons et apprécions les contributions apportées par les Nations Unies au Soudan du Sud, qu’il s’agisse de l’assistance communautaire, de la protection des civils, de la consolidation de la paix, du développement ou du soutien institutionnel. Cependant, restaurer la confiance nécessite également une réflexion honnête. Notre expérience a montré que les institutions internationales peuvent parfois être lentes à s’adapter aux réalités changeantes du terrain. Les approches conçues pour répondre aux conflits doivent être capables d’évoluer lorsque les nations progressent vers la paix, la reconstruction, le renforcement des institutions et l’appropriation nationale.
Cécilia Majok, Représentante permanente du Soudan du Sud auprès des Nations Unies – Soudan du Sud
D’après les propos de la représentante, la mise en œuvre de l’Accord revitalisé demeure confrontée à des difficultés institutionnelles et logistiques. Juba reconnaît que le processus avance plus lentement que prévu, tout en mettant en avant les progrès notables enregistrés ces dernières années. Elle a également souligné que la consolidation d’une paix durable ne peut se limiter à des accords politiques, puisqu’elle repose avant tout sur la réconciliation, le pardon et la capacité des acteurs à privilégier les urnes plutôt que la confrontation armée.
Pour le Soudan du Sud, restaurer la confiance doit signifier un partenariat renforcé entre les Nations Unies et les États membres, le respect de l’appropriation nationale, la valorisation des progrès tout en reconnaissant les défis restants, et l’assurance que les engagements internationaux renforcent finalement la capacité des nations à assumer la responsabilité de leur propre avenir.
Cécilia Majok , Représentante permanente du Soudan du Sud auprès des Nations Unies – Soudan du Sud
Cecilia Adout Majok Adeng a appelé également à l’établissement de partenariats basés sur le respect strict de l’appropriation nationale. Pour Juba, la confiance mutuelle doit rester le socle fondamental de cette nouvelle étape, alors que le pays cherche à s’affranchir de la dépendance humanitaire pour consolider définitivement son avenir institutionnel.



