Dès le 2 novembre 2026, de nouvelles règles tarifaires régiront les transferts de monnaie électronique dans l’espace UEMOA : la BCEAO impose la gratuité des envois jusqu’à 8 000 FCFA par jour et un plafonnement des frais à 0,8 % au-delà, tandis que la réception devient entièrement gratuite sans plafond. Cette réforme majeure intervient alors que le déploiement du système de paiement interopérable PI-SPI, qui connecte désormais 175 structures et 38 millions d’utilisateurs, intensifie la concurrence entre opérateurs de mobile money tout en préservant l’inclusion financière des transactions du quotidien.
À compter du 2 novembre 2026, les transferts de monnaie électronique entre particuliers dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) resteront gratuits entre jusqu’à 8 000 FCFA par jour, un seuil stratégique qui couvre déjà 75% des transactions de la région. Au-delà de ce seuil, les prestataires pourront appliquer des frais plafonnés à 0,8% hors taxes. Une évolution qui intervient au moment où certains opérateurs de mobile money rejoignent le système PI-SPI qui compte désormais 175 structures connectées et plus de 38 millions d’utilisateurs, renforçant la concurrence sur le marché régional des paiements numériques.
“Le PI-SPI est une plateforme unifiée de paiement instantané. Elle efface les frontières entre banques, institutions de microfinance et établissements de monnaie électronique, afin que chaque citoyen puisse envoyer ou recevoir de l’argent, facilement, partout dans l’Union, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Nous franchissons ainsi un nouveau cap vers une Union économique et monétaire plus intégrée, plus fluide et plus inclusive”
Jean-Claude Kassi Brou , Gouverneur de la BCEAO – Côte d’Ivoire
Cette initiative de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest vise à préserver l’accessibilité du paiement numérique pour les transactions courantes, tout en permettant aux opérateurs de mieux couvrir les coûts associés aux transferts de montants plus importants. Autre changement majeur : la réception des fonds devient gratuite sans plafond de montant. Ce choix de la BCEAO dessine ainsi une distinction claire entre les deux côtés de la transaction : la réception demeure gratuite, tandis que l’envoi peut devenir payant lorsque l’utilisateur dépasse le seuil quotidien de 8 000 FCFA fixé par la banque centrale.
“Ici, on a affaire à un investissement unique et identique pour l’ensemble des banques. Et avec cela, ce qu’elles avaient l’habitude de faire, c’est-à-dire avoir plusieurs projets différents pour des prestations différentes, avec des partenaires différents, elles pourront désormais le faire au sein de cette même plateforme”
Guy Martial Awona , Président de la FAPBEF-UEMOA – Cameroun
Derrière cet ajustement se trouve un équilibre délicat. En lançant PI-SPI le 30 septembre 2025, la BCEAO entendait accélérer l’adoption des paiements instantanés et favoriser leur utilisation à grande échelle dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une infrastructure qui compte désormais 175 participants connectés et permet à plus de 38 millions de personnes d’accéder à ces services.



