À Djibouti, la jeunesse s’impose comme un acteur à part entière de la 7ème mission économique de la francophonie. Pour la première fois, une séquence entière de la mission lui est consacrée, avec un objectif : rapprocher les jeunes des entreprises et transformer les rencontres en opportunités concrètes, notamment en matière d’emploi et d’entrepreneuriat.
Ils ne sont pas venus simplement assister aux rencontres d’affaires. À Djibouti, les jeunes sont au cœur de la 7e Mission économique de la Francophonie. Pour la première fois, l’événement leur consacre une séquence entière, avec un objectif celui de rapprocher les compétences des besoins des entreprises et transformer les opportunités économiques en emplois. Trente jeunes Djiboutiens et dix jeunes internationaux participent à ce dispositif baptisé Talents en actions . Au programme : des rencontres directes avec les entreprises autour des stages, de la formation, de l’alternance, de l’emploi, mais aussi des collaborations entrepreneuriales.
« Mon groupe et moi, nous avons conçu un module qui va permettre aux aveugles de se déplacer dans leur environnement. Nous sommes ici pour démontrer la force de la jeunesse, de démontrer ce que nous avons fait. »
ROSE LOOGA, Jeune entrepreneure – Cameroun
Pour l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’enjeu va au-delà de l’employabilité. Les jeunes doivent aussi être considérés comme des partenaires économiques, capables de porter des solutions, d’innover et de créer leur propre activité.
« C’était un honneur pour nous, en tant que jeunes qui se développent maintenant au niveau national de notre pays, d’avoir cette journée, cette édition francophonie et de rencontrer tous les pays francophones, que ce soit de l’Afrique, de France et de l’extérieur. C’est un honneur de voir nos confrères africains ici, qu’on a pu échanger, qu’on a pu vraiment signer des contrats de travail à distance, même à hybride. »
MAKO MOHAMED BOUH, Jeune entrepreneure – Djibouti
Une dynamique qui passe aussi par la formation, notamment dans le numérique et l’entrepreneuriat. À travers ses programmes, l’OIF dit avoir déjà accompagné 30 000 jeunes dans les métiers du numérique.
« En tant que jeune, j’ai eu déjà à avoir l’esprit beaucoup plus ouvert pour le secteur de l’entreprenariat. Formée dans le cadre du numérique, j’avais bien évidemment besoin d’agrandir mes connaissances et de savoir comment je peux orienter mes activités dans ce sens. Alors aujourd’hui, je ressors bien plus enrichie qu’hier et encore je dis merci à l’Organisation internationale de la francophonie pour cette opportunité. »
ALEXIA EBIA NDINDA, Jeune entrepreneure – Cameroun
À Djibouti, le pari est donc de faire de la jeunesse non plus seulement une bénéficiaire de la croissance, mais une force qui participe à la créer. Des rencontres aux recrutements, de l’entrepreneuriat aux partenariats : la Francophonie veut désormais mesurer son action à une réalité concrète, les emplois et les activités créés pour les jeunes.



