L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, samedi 17 octobre 2026, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU. Une décision prise au lendemain d’un vote informel au Conseil de sécurité, dont les résultats révèlent une préférence pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Après des échanges avec les présidents burundais Évariste Ndayishimiye et sénégalais Bassirou Diomaye Faye, il dit vouloir favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle.
Reconstitution majeure à l’ONU : le 17 octobre 2026, Macky Sall a officiellement renoncé à sa candidature pour le poste de secrétaire général. Cette décision fait suite à un scrutin informel défavorable au Conseil de sécurité, où il n’a recueilli que cinq voix pour contre dix contre, dont celles de trois membres permanents. Soucieux de privilégier une option consensuelle dans un contexte favorisant une candidature féminine issue d’Amérique latine ou des Caraïbes, l’ancien chef d’État sénégalais a formalisé son retrait après avoir consulté ses les Chef d’Etat burundais, Évariste Ndayishimiye, et sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
Il y a sûrement plusieurs facteurs qui viennent en compte dans le retrait du président Macky Sall, mais je pense que il y a surtout une forte dynamique favorable à une candidature latino américaine féminine. Autre facteur aussi, le verdict technique du Conseil de sécurité lors du vote indicatif du seize octobre, un avis défavorable d’au moins un membre permanent est venu sceller le risque d’un veto rédhibitoire pour sa candidature.
Boubacar Ba, Journaliste
Jusqu’alors, la Costaricienne Rebeca Grynspan, ancienne secrétaire générale de la Cnuced, s’imposait en favorite. Au niveau national, la démarche de Macky Sall se heurtait à de fortes tensions critiques, nourries par les allégations d’un camouflage de 7 milliards USD de dette publique de 2019 à 2024, accompagnées du rejet ferme exprimé par les victimes de la répression des manifestations survenues entre 2021 et 2024.
Sur le plan symbolique, le retrait de Macky Sall écarte l’espoir immédiat d’un troisième secrétaire général issu du continent, après Boutros Ghali et Kofi Annan. Mais sur le plan diplomatique, l’Afrique peut, sous une certaine manière, conserver une force de frappe décisive parce que, en échange de son soutien à une candidature latino américaine de compromis, le Bloc africain pourrait négocier le verrouillage de positions stratégiques.
Boubacar Ba, Journaliste
Bien qu’il se soit retiré, Macky Sall insiste sur la nécessité d’une refonte majeure de l’ONU pour faire face aux tensions géopolitiques et aux crises actuelles. Il revendique en outre une place accrue pour le continent africain au sein des instances de décision internationales. Concernant la succession, la désignation du futur secrétaire général incombera à l’Assemblée générale, sur proposition du Conseil de sécurité, d’ici le 31 décembre 2026, en vue d’une entrée en fonction le 1er janvier 2027.



