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Afrique : Sifiso Falala prend les rênes de l’Agence africaine de notation de crédit

Nomination historique à l’île Maurice : le Sud-Africain Sifiso Falala prend les rênes de la toute nouvelle Agence africaine de notation de crédit (AfCRA). Lancée officiellement le 7 octobre 2026 sous l’égide de l’Union africaine, cette institution panafricaine dispose de trois mois pour émettre ses premières notes souveraines. En quête de 15 millions de dollars de capitaux, l’AfCRA affiche une ambition claire : briser l’oligopole des agences occidentales, intégrer des données locales mieux contextualisées et alléger le coût d’une dette continentale qui culmine désormais à 163 milliards de dollars.

Le 7 octobre 2026, à Port-Louis (Maurice), le Sud-Africain Sifiso Falala a été nommé directeur général par intérim de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA) lors de son lancement officiel. Fondateur de Sovereign Africa Ratings, Falala prend la tête d’une institution continentale majeure qui vise à contextualiser l’analyse des économies africaines grâce à des données locales et une fine connaissance des marchés. Soutenue par l’Union africaine et en quête de 15 millions de dollars de capitaux, l’AfCRA intervient alors que seuls 32 des 55 pays du continent sont notés à l’international. Face à une dette africaine passée de 61 à 163 milliards de dollars entre 2010 et 2024, l’agence émettra ses premières notations souveraines et d’entreprises sous 3 mois, selon des sources officielles.

C’est important lorsque nous utilisons le mot « indépendance » pour nous définir. Il s’agit également d’intelligence contextuelle, de conscience du développement et d’une profonde compréhension des structures économiques africaines. 

Sifiso Falala, Directeur général de l’AFCRA – Afrique du sud

C’est fort de son expérience à la tête de Sovereign Africa Ratings structure créée en 2022 au chiffre d’affaires de notation d’environ 90 000 dollars  qu’il a déjà évalué plusieurs économies comme le Ghana, l’Ouganda et l’Afrique du Sud. Cette expertise, marquée par des publications souveraines clés en mai et juin 2026, lui donne une connaissance directe des obstacles liés à l’accès aux marchés de capitaux pour les États africains. Elle met en lumière les difficultés à convaincre les investisseurs face aux biais méthodologiques des agences occidentales, qui imposent un surcoût annuel estimé à 75 milliards de dollars au continent.

Depuis des années, nous donnons de l’information qui ne transforme pas la vie des gens. Il faut en finir avec une telle information, car elle n’aide que ceux qui la collectent, ainsi que ceux qui la distribuent et l’utilisent à des fins commerciales. Nous avons besoin d’une information qui soit réelle, qui s’attaque au problème de recherche le plus important de l’Afrique : à savoir pourquoi les médias sont sous-développés, pourquoi les bibliothèques sont sous-développées, et ce que nous pouvons faire pour offrir un public plus grand, plus averti et plus exigeant. 

Sifiso Falala, Directeur général de l’AFCRA – Afrique du sud

Plus largement, Sifiso Falala a bâti toute sa carrière autour de l’analyse de données et de la souveraineté financière africaine, débutant en 1994 avec la fondation de Plus 94 Research, leader indépendant des études de marché en Afrique du Sud. Après avoir présidé des instances clés comme la Pan African Media Research Organisation (PAMRO), il a franchi un cap stratégique en 2022 en créant Sovereign Africa Ratings pour évaluer le risque de crédit local. 

«« La vie consiste à faire la différence, tout comme l’arrivée du jour offre un contraste saisissant avec la nuit, l’été avec l’hiver, le savoir avec l’ignorance, la guérison avec la douleur, l’abondance de ressources avec le manque »

Sifiso Falala, Directeur général de l’AFCRA – Afrique du sud

Falala devra donc conduire un projet qui dépasse la simple production de notes financières. Il lui faudra construire une organisation capable de transformer des informations économiques en analyses rigoureuses, comparables et suffisamment fiables pour être utilisées par les banques, les gestionnaires d’actifs et les investisseurs internationaux. Si son expérience constitue un atout de départ, elle ne saurait toutefois tenir lieu de garantie : la réputation de l’AfCRA se construira à partir de la qualité de ses méthodes, de la cohérence de ses évaluations et de sa capacité à justifier ses conclusions, y compris lorsqu’elles seront défavorables aux emprunteurs africains.

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