Au-delà des frontières, la communication devient un enjeu de compétitivité économique. À Ouagadougou, au Burkina Faso, trois accords bilatéraux de roaming ont été signés entre le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. L’objectif : faciliter les communications mobiles transfrontalières et donner une dimension plus concrète à l’intégration économique ouest-africaine.
Le 23 octobre 2026, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso ont franchi une nouvelle étape vers l’intégration numérique avec la signature d’accords de roaming visant à réduire les frais de communication entre leurs territoires. Une initiative qui a pour ambition de faciliter les échanges commerciaux, d’alléger les coûts de transaction et de stimuler les services numériques. Cette coopération intervient dans un contexte de croissance économique soutenue : selon la Banque mondiale, elle a atteint en 2025 8,1 % au Bénin, 6,5 % en Côte d’Ivoire, 6,7 % au Sénégal et 5,3 % au Burkina Faso. Ces accords ouvrent ainsi des perspectives pour renforcer la productivité et dynamiser les échanges régionaux.
Le développement du numérique doit être guidé par les besoins de nos états et de nos populations. La coopération entre nos pays contribue à cette ambition lorsqu’elle apporte des réponses aux problématiques et défis rencontrés dans notre marche vers une transformation digitale harmonieuse au service des populations. Les accords signés aujourd’hui nous engagent à poursuivre ces efforts avec rigueur et responsabilité.
Aminata Zerbo, Ministre de la Transition digitale
L’enjeu dépasse les seuls abonnés au téléphone. Selon l’association mondiale de la téléphonie mobile (GSMA), les technologies et services mobiles ont contribué à hauteur de 240 milliards USD à l’économie africaine en 2025, soit 7,8 % du produit intérieur brut continental. Le secteur soutient également environ 13 millions d’emplois à l’échelle du continent, ce qui représente un véritable levier d’intégration régionale.
Dans ces accords, les coûts liés à l’itinérance seront supprimés donc du coup ce sera donc un coût accessible pour nos populations qui sont appelées à se déplacer au sein de notre espace communautaire. L’objectif pour nous c’est d’harmoniser les tarifs, faire en sorte que nous parlions le même langage.
Patrice Compaoré, Secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications
La prochaine étape sera donc celle des résultats mesurables : des communications plus accessibles, des services fiables et une meilleure continuité numérique entre les pays signataires. Pour les experts, le défi est de transformer la coopération réglementaire en avantage concret pour les citoyens et les entreprises des pays membres pour permettre de booster davantage le secteur économique dans la sous région .



