D’après la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité du Burkina Faso, la cybercriminalité a causé plus de 9 milliards de FCFA de préjudices au Burkina Faso entre 2020 et 2025. Pour y faire face, la deuxième Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité s’est tenue du 26 au 30 octobre 2026, sous le thème « Du clic au crime ». Objectif : sensibiliser les citoyens et renforcer la lutte contre les infractions en ligne, car la sécurité numérique est une responsabilité collective.
Entre 2020 et 2025, la cybercriminalité a engendré un préjudice économique de plus de 9 milliards de FCFA au Burkina Faso. Cyber-escroqueries, fraudes au mobile money, détournements de fonds bancaires mobiles, usurpations d’identité, chantages à la vidéo et atteintes à la vie privée compromettent la sécurité et la sérénité des utilisateurs.
Pour ce qui est des cas de cybercriminalité signalés à nos services, ce sont pour la plupart des cas de cyberescroquerie, notamment des escroqueries liées au mobile money et au mobile banking. Il y a également des cas d’usurpation d’identité.
Bayi Akim NIGNAN, Commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité
Au-delà des pertes financières directes, ces actes malveillants altèrent la confiance dans l’écosystème numérique. Dans un pays au PIB d’environ 11 763 milliards de FCFA, où le volume global des transactions électroniques s’est hissé à 43 456 milliards de FCFA en 2025 positionnant le Burkina Faso au 3ᵉ rang de l’UEMOA, la sécurisation des flux financiers devient un impératif stratégique face à l’essor des paiements mobiles et du e-commerce.
Il faudra donc renforcer, comme je l’ai dit tantôt, la collaboration entre les différents acteurs qui luttent contre ce phénomène. Cette année, nous avons également essayé d’apporter une touche particulière en promouvant les technologies et la conception de technologies au niveau local.
Bayi Akim NIGNAN, Commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité
Pour contrer ces menaces, le Burkina Faso s’appuie sur la loi de 2019 portant répression de la cybercriminalité, la protection des données personnelles, ainsi que la Convention de Malabo de l’Union africaine. Le véritable défi réside désormais dans l’application effective de ce cadre juridique et la montée en puissance opérationnelle de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour préserver l’économie et consolider la confiance numérique.



