L’intelligence artificielle s’impose comme un levier de transformation des entreprises africaines. D’ici 2035, elle pourrait générer jusqu’à 1 000 milliards de dollars de PIB supplémentaire sur le continent, selon la Banque africaine de développement. En Côte d’Ivoire, la première édition du Forum des leaders a placé cette révolution technologique au cœur des réflexions, avec un accent sur le management, la compétitivité et l’adaptation des compétences.
Face à l’accélération de l’intelligence artificielle, les entreprises africaines sont confrontées à une profonde mutation de leurs modes de gestion et de leurs stratégies de croissance. En Afrique, l’IA pourrait générer jusqu’à 1 000 milliards de dollars de produit intérieur brut supplémentaire d’ici 2035, selon la Banque africaine de développement. En Côte d’Ivoire, les enjeux de gouvernance, compétitivité, innovation et adaptation des compétences restent au cœur des discussions entre autorités, experts et dirigeants d’entreprises.
« Les besoins dépassent l’apprentissage des seules compétences techniques. Il s’agit d’apprendre à décider, communiquer et diriger une équipe, notamment en période de crise. C’est précisément sur ce point que des établissements de renom tels qu’HEC Montréal apportent une vraie valeur ajoutée. L’Administration publique se doit également d’exemplarité. En accompagnant ses cadres dans la conduite du changement, l’État garantit son rôle de pilier face aux incertitudes. »
ADAMA KAMARA, Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale – Côte d’Ivoire
Déjà, 56% des entreprises interrogées en Afrique subsaharienne ayant adopté l’IA constatent des gains de productivité, selon PwC. Pour saisir ces opportunités, la Côte d’Ivoire entend s’inspirer de modèles de formation québécois ou plus de 9 000 cadres sont formés par an. L’enjeu : renforcer les compétences et préparer les dirigeants aux mutations de l’économie numérique.
«Notre ambition est d’accompagner le renforcement des capacités de management indispensables aux organisations pour soutenir leur croissance, stimuler leur compétitivité et relever les enjeux contemporains et futurs, notamment la transition numérique, la mutation économique et le développement durable. C’est dans cette optique que nous avons choisi de nous implanter durablement ici, à travers notre établissement et les programmes dédiés aux leaders africains que nous avons créés. »
FEDERICO PASIN , Directeur général HEC Montréal – Canada
Alors que 39% des compétences africaines évolueront d’ici 2030, en Côte d’Ivoire, l’investissement dans la formation et l’innovation restent cruciaux pour la compétitivité des entreprises.



