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Africa 24 Football – Interview : Yacine Idriss Diallo, candidat à l’élection à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football

Idriss Diallo est candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Il se présente sous la bannière d’un programme dénommé “Rassembler pour développer”. L’ancien vice-président de la FIF souhaite mettre sa longue expérience au profit du football ivoirien ; et il se dit prêt à rehausser le niveau du football local. Dans cet entretien exclusif accordé à Africa24, le candidat à la présidence de la FIF parlera de son programme et de ses ambitions pour le football ivoirien.

Dans l’histoire du football ivoirien, il n’y a jamais eu autant d’effervescence autour de l’élection du président de la fédération ivoirienne de football. Que vous inspire votre candidature dans ce moment charnière? 

Vous avez bien introduit la question. Vous savez quand vous êtes de quelque chose et que vous y passiez autant de temps, il arrive un moment ou vous estimez qu’il est pour vous d’apporter le maximum en tant que leader et dans ce cadre que j’estimais qu’il était tant pour moi de présenter ma candidature avec une équipe parce que ce qui est important pour moi dans ce que je bâtis, je me présente pas comme un candidat génération spontanée, je dirai avec toutes les solutions. Avec moi j’ai une équipe et avec cette équipe nous avons bâti un projet je dirai que nous pensons être à même de sortir le football Ivoirien de sa l’étage.  

Vous êtes le candidat de la liste “Rassembler pour développer”. Un programme qui a pour ambition de promouvoir le football local. Pouvez-vous nous détailler les principales articulations de votre nouvelle vision ? 

Avant de se lancer dans une vision on fait un état de lieu et l’état de lieu est connu de tous le football Ivoirien sur le plan local a beaucoup de difficultés, des difficultés qui ont fait qu’ aujourd’hui nous sommes passés au-delà de la 10ème place en Afrique. Nous avons deux places dans les compétitions africaines, une en champion league et l’autre dans la coupe de confédération. Aujourd’hui il faut rebâtir tout celà. Rebâtir par une volonté forte de relancer nos activités. Ça fait déjà 5 ans que vous n’avez plus de compétition de jeunes  qui n’ont pas de formation pour l’avenir. Notre objectif est donc de mettre une direction technique nationale forte qui aura pour mission de repenser l’ensemble du football Ivoirien, avec comme première actions de relancer les compétitions des jeunes. Les relancer par seulement à Abidjan mais au plan national. Nous sommes un pays de plus de 322.000 km2, malheureusement aujourd’hui, le football ne se produit qu’à Abidjan, et à NGAYWOUA en ligue 1  et en ligue 2. Donc nous devons faire revivre les ligues régionales en leur donnant les moyens d’exister, en leur donnant les moyens d’organiser les compétitions locales ce qui permettra après le football des jeunes, d’organiser le football de régions parce que nous avons des clubs des régions, de districts qui n’ont pas de compétition depuis plus de cinq ans, donc que faire revivre le football à sa base. Une fois que ça sera fait, on aura un vivier assez intéressant pour alimenter les clubs professionnels que ce soit ceux de la ligue 2 ou de la ligue 1. C’est ce travail que nous voulons faire parce que malheureusement, c’est des choses qui n’ont pas été faites depuis longtemps.  

Vous souhaitez mettre en place un pôle d’investisseurs pour accompagner la Fédération Ivoirienne de Football. quelle va être l’articulation juridique d’une telle démarche? La FIF va-t-elle changer de structure juridique? Quels sont les objectifs financiers attendus pour l’apport de ces investisseurs? Quels sont les profils d’investisseurs que vous recherchez? 

Vous savez que les fédérations africaines, à la différence des fédérations européennes, ont des revenus qui ne sont pas les mêmes. une fédération comme celle de côte d’ivoire, la première source de revenus qui est la est issue de la para-fiscalité, c’est une décision que l’État a prise de mettre en place la para-fiscalité qui permet de ramener des ressources. Donc c’est la première ressource la première source de financement. Donc la deuxième source de financement sont éventuellement les droits télé. Aujourd’hui, je ne veux pas citer votre concurrent, une maison de Télévision qui donne des droits télé pour la ligue 1 qui permet donc de faire entrer des ressources. La troisième source sont les sponsors et par contre nous sommes à plat. Il y a plus de sponsors en Côte d’Ivoire je ne sais pas depuis combien de temps parce que justement il y a une grosse crise de gouvernance qui a entraîné des doutes vis à vis des différents sponsors. Après vous avez les recettes de stades éventuellement. Vous savez comme moi que les recettes de stades sont quasi inexistantes. Donc pour nous le levier de croissance pour lever des fonds c’est les sponsors et l’expérience que j’ai eu en tant que vice président de la confédération entre 2002 et 2011 j’ai pu à cette époque grâce à ce travail que j’ai fait mobiliser beaucoup de sponsors de qualité et mobiliser des ressources importantes. C’est donc dans le même esprit que nous voulons relancer cette activité et comme je le disais nous avons déjà pour le sponsor qui est prêt avec qui nous avons échangé une fois élu vont entrer en action pour permettre de lever des ressources. Cela permet de remonter les revenus à 50 % des revenus grâce à ce pôle de sponsor. Vous savez qu’aujourd’hui la fédération à un pôle de 6 milliards de francs CFA de recette pour des charges de l’ordre de 7 milliards avec un déficit structurel de 1 milliards et des dettes de plus de 5 milliards. Nous allons essayer de lever 3 milliards supplémentaires pour porter les revenus à 9 milliards et en mettant en place la bonne gouvernance réduire les charges de sorte que nous puissions mettre en œuvre tout le programme indiqué. 

Il s’agit des personnes qui étaient déjà dans le football, il s’agit des personnes morales qui étaient déjà dans le football à l’époque et qui nous ont accompagné quand nous étions là et qui devant l’évolution malheureuse des choses se sont retirés. Mais ce sont des personnes qui ont vu ce que nous avons réalisé. À l’époque on a pu modéliser l’ensemble du football Ivoirien de l’équipe nationale, autour des clubs, on a reçu à créer un engouement assez exceptionnel qui nous a permis d’avoir une qualification en 2006 et une autre qualification pour 2010. Donc c’est des gens qui ont vu notre sérieux, notre engagement et qui sont en harmonie avec notre vision, de sorte que cet argent soit uniquement utilisé dans le cadre fédéral. Donc ces personnes sont là, mais par plaisir et courtoisie  je ne peux pas donner  les noms  pour éviter les polémiques tant que les élections ne sont pas terminées.                                                                                                                                                            

L’un de vos objectifs une fois élu sera d’épurer la dette de la FIF qui s’évalue aujourd’hui à 5 milliards FCFA. Comment expliquez vous le montant de cette dette? Qui sont les principaux créanciers? quelle sera la méthode pour résorber ce montant?

L’explication de la dette je ne peux pas vous la donner parce que je ne suis pas gestionnaire. Quand vous aurez l’occasion de voir les personnes du comité exécutif sortant elles pourront vous la donner. Ce qui est sûr c’est qu’à l’assemblée générale il y a eu analyse de cette dette, elle est constituée, il y a même une partie de la dette dont on est pas tout à fait sur parce qu’il y a une certaine circularisation d’un certain nombre de créancier qui n’ont pas encore répondu. Lorsque nous allons arriver, nous allons auditer cette dette évidemment pour nous assurer que c’est une dette qui est réelle et quand cette dette sera confirmée, bien évidemment comme tout autre entreprise vous allez négocier avec les gens avec qui vous devez de l’argent les échéanciers. Mais dès lors que la dette est validée ou confirmée, nous avons l’obligation de la payer parce que c’est une continuité. C’est la raison pour laquelle nous allons augmenter nos revenus, pour améliorer la gestion des charges en termes de gouvernance, qu’on ait des revenus en différentiels pour faire face à ces dettes tout en accompagnant le développement de notre activité. 

C’est la raison pour laquelle l’un des premiers points de mon projet c’est la gouvernance qui pour moi est fondamentale. Nous sommes dans un monde, je le rappelais encore lors de mon interview, malheureusement en côte d’ivoire que tout ceux qui viennent à la fédération sont des voleurs un cliché fortement répandue dans l’imagerie populaire. Ce qui d’ailleurs n’est pas acceptable. Parce que tous ceux qui ont des ambitions pour diriger la fédération sont des personnes qui ont dans la vie quotidienne, leur responsabilité, leur position, mais malheureusement, les situations qui ont prévalues ont permis celà. Donc aujourd’hui nous voulons mettre en place une gouvernance inattaquable. Un audit de la situation a été fait, et ensuite des recommandations en ont suivies. Une fois élus, nous allons mettre en place ces recommandations. Ces recommandations doivent permettre d’avoir une gouvernance de meilleure qualité. Deuxièmement nous allons faire appel à un cabinet extérieur pour pouvoir être le cabinet d’audit et notre commissaire au compte qu’il puisse contrôler nos activités. Autre chose dans notre projet nous avons la création d’un comité de surveillance qui sera constitué des annonceurs (annonceurs) la direction générales des impôts ou de la douane ou celle de la douane sera du sous comité parce que c’est elle qui gère la para-fiscalité et puis des clubs qui ne sont ne font pas partie du comité exécutif. On sera un organe totalement indépendant qui va contrôler. Mais à côté de ça lors de notre dernière assemblée générale ordinaire, nous avons validé nos textes et dans ces textes on a prévu une commission de gouvernance et de conformité qui sera élue en même temps que le président donc cette commission aussi dont les membres seront élus totalement en indépendance sera aussi amené à contrôler. Donc grâce nous même au contrôle que nous allons mettre en interne avec une gouvernance rigoureuse grâce au contrôle de surveillance et de la commission de gouvernance, je pense que tous les outils seront en places pour avoir une gouvernance de meilleur qualité de sorte qu’on ait plus de déficit de dette de cette nature et que les problèmes de gouvernance ne soient plus au centre des débats et des conflits au sein de la confédération Ivoirienne de football. 

Votre candidature s’est imposée après une longue période de tensions et de polémiques entre les acteurs du football. Situation qui a poussé la FIFA et la CAF à intervenir pour régulariser le processus électoral en cours. Quel regard portez-vous sur ces démarches que certains ont ressenties comme une ingérence et mise sous tutelle ? 

Il n’y a ni ingérence, ni mise sous tutelle, il y a application de nos textes. il faut éviter de se lancer dans des théories sur le colonialisme, celà na rien avoir. Toutes les fédérations dans leur signatures, autorisent la FIFA et la CAF à intervenir dans leur processus électoral et nous l’avons fait. Donc si la CAF ou la FIFA estime à un moment que si le processus ne se passe pas normalement, le texte leur permette cette ingérence. 

Nous sommes des fédérations affiliées à la CAF et à la FIFA donc nous nous conformons à leur règle. Çà déjà il faudrait que ça soit clair. Ensuite une fois que celà est mis de côté, la FIFA et CAF doivent respecter les textes des fédérations qui sont affiliées. Maintenant la normalisation a été décidée à un certain moment. Elle avait pour mission de gérer les affaires courantes, reprendre les textes là où c’était nécessaire et organiser les élections. Je pense qu’ils sont nécessairement au bout de leur mandat. Nous souhaitons déjà que les élections se passent Samedi et qu’il y ait un vainqueur et j’espère en être le vainqueur bien évidemment et qu’à partir de là qu’on referme la parenthèse de la normalisation et qu’on passe à autre chose. 

Sur le plan international, le football Ivoirien n’a plus le même rayonnement. Les clubs ivoiriens peinent à s’imposer dans les compétitions continentales. L’équipe nationale de football Fanion, a obtenu deux titres en 1992 et 2015, mais ne semblent pas se maintenir au sommet de manière régulière. Des équipes de jeunes à la sélection féminine, un titre continental se fait attendre. Quelle est la stratégie que vous comptez mettre en place pour relancer le football ivoirien au niveau continental ?

Je vous parlais d’une direction technique nationale forte. Vous savez tous les pays qui ont reçu au football avaient tous une direction technique nationale forte. Si vous prenez la France en 1982 elle a fait appel  à un technicien Hollandais qui a complètement reformulé l’approche du football Français ce qui a permis à 1998 à la France de gagner la coupe du monde. Et depuis ça il ont mis en place une organisation qui leur permet de sortir chaque année des jeunes de grande qualité qui jouent dans les clubs français. Vous avez la même chose en Espagne qui a une organisation qui permet de définir leur identité de jeu, la même chose en Allemagne. Donc aujourd’hui nous allons recruter un directeur technique national sur appel à candidature avec une mission très claire pour que celui-ci puisse remettre en ordre notre football et organiser complètement les activités du football dans ce pays. Ça fait plus de 5 ans qu’on a plus eu de compétition de jeunes alors que les jeunes comme je le disais sont la base. Comme nous comptons nous appuyer sur les 12 ligues pour les réhabiliter et leur donner des moyens, d’avoir des sièges, des moyens d’organiser des compétitions donc le directeur technique va désigner des conseillers techniques régionaux donc des CTR dans chaque ligues et ces CTR seront chargés avec la ligue de réorganiser l’ensembles des compétitions  tant de jeunes que féminines, des compétition de district et des club de régions. Cela va permettre donc une animation nationale du football dans un esprit je dirai clairement défini avec une identité de jeu parfaitement adaptée. Ce qui nous permettra dans un délai à court ou moyen terme d’avoir des jeunes de qualité qui seront donc aguerris à ce niveau là avant de prétendre arriver au niveau professionnel. C’est une première étape. Ensuite à côté de ça nous allons accompagner les clubs professionnels de ligues 1 et de ligue 2 en améliorant leur revenus. On va augmenter leur dotation, ainsi de la ligue 1 on va passer de 70 millions de droits Télé à une subvention de 30 millions pour qu’il ait au total 100 millions. Les clubs de ligues 2 ont aujourd’hui une dotation de 20 millions, on va la passer à 50 millions. Celà va permettre aux clubs d’avoir de meilleurs moyens et à côté de ça on va négocier avec les clubs une charte pour que les joueurs qui sont les acteurs de base puissent avoir un smic ce qui n’est pas le cas actuellement. Nous allons négocier avec eux au cours d’un séminaire, que nous comptons organiser qui va organiser les états généraux de la communication du football et donc ce séminaire la va réunir l’ensemble des acteurs de la famille du football. Nous allons nous mettre d’accord sur la façon de réorganiser notre football pour que effectivement tout ce qui sont dans la chaîne puisse y trouver leur compte. Moi je suis devenu très tôt président de la University Abidjan Club à 20 ans. Ce qui a fait de moi un leader étudiant, un leader sportif. De là je suis passé à l’asec d’Abidjan, où j’ai été vice-président pendant plus de 18 ans et puis je suis passé à la fédération. Dans ce cadre là je suis resté de 2002 à 2011 et entre temps j’ai créé un club avec des amis dont je suis le président et ce club là est aujourd’hui en ligue 1 donc le football est une passion, c’est ma passion. Ensuite je suis un gestionnaire aguerri avec une expérience avérée dans le domaine du football et puis ma conviction avec ce que j’ai vu, en mettant en œuvre les outils nécessaires, on peut faire que tous les acteurs du football aient leur compte. Et pour ça avec des amis, avec des personnes qui ont des compétences, j’ai monté une équipe pluridisciplinaire avec des présidents de clubs des chefs d’entreprises et cette équipe a validé un projet dont je pense qu’il est temps de mettre à la disposition du football Ivoirien. Je pense que le moment est venu pour moi d’apporter ma contribution  au plus au niveau en ayant les commandes. C’est ce qui explique qu’après 10 ans lorsque je suis sorti de la fédération, et ou j’ai toujours été à la FAD, qui était un club qui était en ligue 1, ce qui explique que j’estime que le moment est venu pour moi d’apporter ma contribution et aujourd’hui cette contribution va se faire en rassemblant. Vous avez parlé de mon thème de campagne « Rassembler pour Développer » parce qu’il y a eu tellement de divisions, et ces divisions-là nous ont déchiré. L’équipe que j’amène est une équipe qui était proche du comité exécutif sortant, les personnes qui était proche d’un autre groupe qui était opposé à ce comité, des personnes qui n’étaient dans aucun des groupes. J’ai réussi à les fédérer et ces personnes là, vont nous amener aussi à fédérer les autres de sorte que nous puissions rassembler et pacifier l’environnement. Une fois qu’on aura pacifier l’environnement on pourra à ce moment la construire parce c’est en équipe qu’on gagne on a pas d’autre options. Comme je l’ai dit, je prie Dieu tout puissant d’être élu le 23, et lorsque je le serai je vais proposer à mes adversaires de nous accompagner parce que je considère que chacun d’entre eux à la légitimé pour se présenter. Chacun d’entre eux à une expérience dans son domaine. Donc il peuvent à un autre poste que celui de président apporter sa contribution. 

Quel message souhaitez-vous adresser à Didier Drogba et Sory Diabaté, quel que soit le verdict des urnes? Quel message souhaitez vous adresser à tous les fans du Football Ivoiriens?

Moi je raisonne autrement, vous savez quand quelqu’un estime qu’il a la capacité et la compétence de concourir à une élection, il faut respecter son choix, donc les autres adversaires ont estimé ça comme moi j’ai estimé. Donc chacun de nous à travailler avec ces équipes et nous avons présenté nos projets aux électeurs. Une fois que les électeurs auront choisi celui qui est retenu et j’espère bien sûr que ça sera moi aura la latitude d’appeler les autres. Parce que si vous voulez vous réunir en amont, c’est pas évident. Parce qu’ une fois que l’élection est faite celui qui a gagné a gagné dans la transparence et a prouvé que c’est lui qui a la majorité. À partir de ce moment-là les autres doivent se mettre à son service s’ils aiment vraiment le football pour construire. Car il faut qu’on sorte des problèmes de personnes parce que les problèmes de personnes ne résolvent rien au contraire. Et puis on ne dirige pas une fédération en tant que président. On dirige avec une équipe. Le président est le leader, c’est lui qui donne la direction mais le président ne peut pas diriger seul et la différence se fait au niveau de l’équipe et moi je une personne qui travaille en équipe comme une équipe de football. Vous avez une équipe de football si vous avez le meilleur avant centre du monde, s’il manque 50 buts et que la défense prend 60 buts vous avez perdu. Donc c’est un travail d’équipe et c’est la principale vision de mon projet. 

-Mon projet n’est pas mon projet, il est le projet des acteurs parce que ce que vous devez savoir c’est que je suis dirigeant de football je vous l’ai dit. Et donc avant de me présenter j’ai réuni mes pairs et je leur ai demandé en peu de temps : quels sont nos problèmes? Nous nous sommes assis et avons fait une analyse force, faiblesse, opportunité, menace. À partir de là, on a élaboré un projet. Donc le projet qui est là c’est pas moi qui l’a élaboré, c’est les acteurs qui l’ont élaboré. Donc je suis le porteur du projet des acteurs. C’est la raison pour laquelle je vous dis que je parle d’une équipe parce que je suis porteur du projet des acteurs et les acteurs que je rencontre qui savent de quoi je parle parce que je dirai que nous sommes de la même veine et savent que le projet que je porte peuvent leur permettre de sortir des difficultés qui ont connues ces dernières années. C’est un projet aussi qui peut permettre au football de franchir un palier. Parce qu’il faut avoir la capacité et la volonté de sortir des sentiers battus pour avoir des solutions innovantes avec je dirai des apports de toutes natures pour pouvoir faire avancer et je pense que nous avons ce projets la. 

Quel message souhaiteriez-vous adresser à vos concurrents? 

Je vais commencer par les fans de football ivoiriens : le football c’est la  passion,  souvent elle déchaîne un certain nombre de sentiments. Ce que je veux leur dire c’est que quelque soit ce qui va se passer à l’élection , c’est le football Ivoirien qui doit gagner. 

Soyons adversaires mais respectons nous. Évitons les injures, évitons les calomnies, évitons les mensonges, évitons de réveiller des choses qui sont enterrées parce que notre pays a connu des moments difficiles. Il y a des propos xénophobes, des propos agressifs, il faut qu’on sorte de tout ça. Évitons le parce que c’est n’est pas nécessaire. Par contre ce que je dis c’est que si nous aimons le football, réunissons nous autour du football. Car cette élection est comme un match de football, c’est une compétition qui donnera un vainqueur à l’issue de la rencontre. Quel que soit le vainqueur, il faut le respecter. Et si on dit que nous aimons le football, on doit se mettre à la disposition de ce vainqueur pour faire avancer le football et mon projet est message qui s’adresse à tous ceux qui sont concernés. C’est 81 électeurs qui prennent une décision mais qui impacte tout un pays. Donc évidemment il y a beaucoup d’attentes. Mais ces attentes là ne peuvent être comblé que par les acteurs. Tous ceux qui sont autour  peuvent participer et doivent en retour faire en sorte que nous restions dans le respect de notre prochain parce que à l’issue de cette élection, il y aura un seul vainqueur et le vrai vainqueur sera le football ivoirien. Et nous devons arriver à montrer notre maturité, notre responsabilité, notre sens de l’amour de notre pays pour pouvoir donner une élection libre et transparente. Donc les propos violents de quelque nature que ce soit n’ont pas de place dans notre milieu c’est le milieu du football. 

Aujourd’hui nous avons une très grande force des réseaux sociaux que nous devons respecter et les leaders qui sont devant doivent donner des signes de respect de leur adversaire par le langage qu’ils tiennent par l’attitude qu’ils ont parce que justement ce sont des leaders et un leader se reconnaît par sa capacité à s’élever et à se mettre au service du football qu’il veut servir et telle est ma vision. 

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