Alors que les contours de la future administration sécuritaire de la bande de Gaza se dessinent avec peine, deux nations d’Afrique de l’Est déjà piliers des missions de paix de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations Unis manifestent une volonté concrète d’engagement. L’Ouganda a déjà validé le principe d’un déploiement par un vote parlementaire, et le Burundi pourraient envoyer leurs troupes au sein d’une coalition internationale inédite, marquant ainsi un tournant géopolitique majeur par l’implication de forces subsahariennes au Proche-Orient.
L’information, restée confidentielle jusqu’au 24 août, révèle une accélération des pourparlers : le 17 août 2026, des hauts gradés ougandais et burundais ont mené une mission technique en Israël avec pour objectif est de définir les modalités opérationnelles d’un déploiement dans l’enclave palestinienne. Si les négociations globales piétinent, l’Ouganda a déjà franchi un pas décisif en s’engageant à fournir un contingent de 1 200 hommes. Un chiffre qui reste toutefois à affiner selon les missions spécifiques qui seront assignées sur le terrain. Du côté du Burundi, l’intérêt est manifeste : une délégation de trois hauts responsables militaires a pris part aux discussions, même si aucun accord formel n’a encore été paraphé.
Certains de ces pays ont aussi connu de graves défis diplomatiques, qu’il s’agisse des tarifs douaniers ou de la politique d’immigration. Je pense que l’idée est de se rapprocher de Donald Trump et probablement d’obtenir des gains stratégiques, notamment en termes d’assouplissement des règles qui les contraignent actuellement.
Oluwole Ojewale , Expert panafricain en sécurité et gouvernance
Pour ces deux contributeurs historiques aux missions de paix africaines comme la Mission de l’Union africaine en Somalie ou la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, cet engagement vers la Palestine marque un tournant stratégique majeur. Se projeter sur un théâtre aussi complexe et sensible que le Proche-Orient renforcerait le poids diplomatique de l’Ouganda et du Burundi à l’échelle mondiale. L’officialisation du rôle du Burundi et la finalisation du calendrier ougandais seront les prochains indicateurs clés de cette implication africaine selon des experts.
Vu que cela est mené par les les Etats unis d’Amerique on espère que, s’ils sont en mesure de parler à Netanyahou, cela va probablement créer un minimum de backlash. Mais, selon l’arrangement présenté, si Israël n’est pas prête à retirer ses troupes, cela signifie que même le contingent de paix qui va être déployé, y compris les nations africaines, est déjà prêt à entrer sur le territoire de l’Ouest.
Oluwole Ojewale , Expert panafricain en sécurité et gouvernance
La force internationale projetée devrait mobiliser 20 000 hommes, épaulés par 12 000 policiers palestiniens. Sous le commandement du général américain Jasper Jeffers, cette coalition peine encore à réunir ses effectifs. À ce jour, seuls le Maroc, l’Indonésie avec 8 000 soldats, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie ont officiellement répondu présent. Ce déploiement de l’Ouganda intervient en réponse à une demande officielle des États-Unis, tout en cherchant à renforcer leur stature diplomatique globale et à capitaliser sur leur grande expérience des théâtres de guerre extérieurs.



