Afrique : 155 milliards USD d’investissements annuels nécessaires pour les infrastructures d’ici 2040

En 2025 selon des données de la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique  faisait face à un déficit annuel de 221 milliards de dollars en infrastructures, ce qui inclut des secteurs tels que l’énergie, le transport, l’eau et la digitalisation.À Libreville, le Salon Africain des infrastructures tenu du 1er au 3 octobre 2026 a ouvert le débat sur un défi qui dépasse largement les frontières du Gabon. Pour les décideurs, l’Afrique doit accélérer ses investissements pour soutenir son industrialisation et renforcer les échanges entre ses différentes régions.

Les besoins en infrastructures en Afrique se chiffrent à 221 milliards de dollars, pour la seule année 2025.  Au Gabon, le salon africain des infrastructures de Libreville tenu du 1er au 3 octobre 2026, a  réuni une trentaine d’entreprises, investisseurs et institutions autour d’un enjeu commun : transformer les infrastructures africaines en moteurs de croissance et d’intégration régionale.

 Que ce salon se tient à Libreville et qu’il porte l’ambition d’être africain n’est pas un hasard. C’est le signe que le Gabon entend prendre toute sa place dans la grande transformation qui se joue aujourd’hui sur notre continent. Celle des infrastructures comme colonne vertébrale du développement. 

Lubin Ntoutoume, Ministre de l’Industrie – Gabon

Selon le rapport des Nations Unies, la croissance économique en Afrique devrait atteindre 4,0 %  en 2026 et 4,1% en 2027 et selon l’OCDE, l’organisation de coopération et de développement économiques, le continent aurait besoin d’environ 155 milliards de dollars d’investissements annuels jusqu’en 2040 pour atteindre des niveaux d’infrastructures comparables à ceux des économies les plus performantes du monde.

Le sujet qui nous réunit aujourd’hui dépasse très largement la  seule question des travaux publics. Il touche à la géographie, à l’économie de notre pays, à la compétitivité de nos entreprises, à notre souveraineté énergétique, à notre capacité à transformer nos ressources, à l’organisation de nos villes et finalement à la qualité de vie de nos populations. 

Lubin Ntoutoume, Ministre de l’Industrie – Gabon

Pour le continent, le défi est double : construire et surtout connecter les pays dans la sous région. L’Afrique a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour ses infrastructures, selon la BAD, avec un déficit de 68 à 108 milliards de dollars non financés chaque année, il ne s’agit plus de construire seulement des routes ou des ports, mais d’en faire des leviers pour l’emploi et le commerce intra-africain, qui ne pèse aujourd’hui que 15% des échanges du continent.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com