L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune au monde, avec plus de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans. Cette jeunesse massive représente un potentiel économique immense, capable de stimuler innovation, productivité et consommation. Parallèlement, le continent possède des ressources naturelles stratégiques terres fertiles, minerais essentiels à la transition énergétique et filières innovantes qui pourraient transformer son économie. Si ces atouts sont pleinement exploités, l’Afrique pourrait non seulement générer des milliards de dollars de richesse, mais aussi devenir un acteur central de la croissance et de l’emploi mondiaux d’ici 2035.
Avec plus de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, l’Afrique est le continent le plus jeune au monde. D’ici 2050, elle devrait compter 2,5 milliards d’habitants, soit un quart de la population mondiale, et représenter 85 % de l’augmentation globale de la population en âge de travailler. Cette jeunesse massive est un véritable “dividende démographique” : une main-d’œuvre capable de stimuler innovation, productivité et consommation si elle est correctement formée et employée.
“Je pense que nous ne pouvons tirer des bénéfices de ces tendances mondiales qu’en nous y préparant à l’avance. L’éducation des populations est essentielle pour en profiter. Cependant, face aux défis majeurs liés à l’électricité, à la connectivité et aux infrastructures, le continent n’est pas encore prêt. Pourtant, ces changements sont déjà en cours et nous y sommes désormais confrontés”.
Julius Maada Bio, Président de la République – Sierra Leone
Le continent possède des ressources stratégiques pour la transition énergétique, notamment cobalt, lithium, cuivre et hydrocarbures. La République démocratique du Congo détient une part majeure du cobalt mondial, essentiel pour les batteries de véhicules électriques. Mais le continent ne se limite pas aux mines. Ses terres fertiles et ses filières innovantes, comme les « blue foods », pourraient créer 3 millions d’emplois et générer 17 milliards de dollars pour le PIB. Avec 1,4 milliard de consommateurs, l’Afrique est un marché immense.
“Depuis plus de 60 ans, l’Afrique fait face à un marché fragmenté, avec 42 monnaies et un faible développement industriel, ne représentant que moins de 3 % du marché mondial. Le coût élevé des infrastructures, estimé par la BAD à environ 150 millions d’euros par an, constitue un frein majeur.”
Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf – Afrique du Sud
Malgré ce potentiel, la création d’emplois reste insuffisante : seulement 3 millions d’emplois formels par an. Si ces obstacles sont levés, l’Afrique pourrait devenir un acteur clé de l’économie mondiale, alliant jeunesse, talents et innovation, et générer la plus forte croissance de l’emploi mondial d’ici 2035.



