En Afrique, le déficit énergétique reste l’un des principaux obstacles au développement industriel. Lors de l’Africa Energy Indaba 2026 au Cap, le président sud-africain a appelé à accélérer les investissements dans les infrastructures électriques pour soutenir l’industrialisation du continent.
En Afrique, près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité, un déficit qui freine fortement l’industrialisation et la croissance économique du continent. Lors de l’édition 2026 de l’Africa Energy Indaba au Cap, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé à faire de la transition énergétique un véritable levier de développement industriel. Selon lui, les projets énergétiques doivent permettre de produire une électricité fiable et abordable capable de soutenir les industries, l’emploi et l’intégration économique régionale.
C’est, à bien des égards, une occasion de conjuguer nos efforts en tant que peuples de ce continent pour bâtir une Afrique qui répond à ses besoins en énergie fiable, tout en devenant résiliente et compétitive dans l’exportation d’énergie sur un marché mondial en pleine mutation.
Cyril RAMAPHOSA, Président de la République – Afrique du Sud
Pour y parvenir, l’Afrique doit mobiliser d’importants financements afin de développer ses infrastructures énergétiques. En Afrique du Sud par exemple, l’extension du réseau de transport d’électricité représente à elle seule un défi estimé à 450 milliards de rands, soit plusieurs dizaines de milliards de dollars. Le président sud-africain estime que les investissements publics ne suffiront pas et appelle à une plus grande implication du secteur privé et des institutions financières pour financer les projets énergétiques du continent.
Avec ses abondantes ressources naturelles, notre continent détient un immense potentiel énergétique. L’Afrique représente environ 60% du potentiel solaire mondial et dispose également d’importantes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que de nombreux couloirs de vent et de systèmes fluviaux. Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour que l’Afrique renforce sa sécurité, sa résilience et sa durabilité énergétiques.
Cyril RAMAPHOSA, Président de la République – Afrique du Sud
Malgré son immense potentiel en ressources naturelles solaire, gaz, pétrole ou minerais critiques, l’Afrique reste la région du monde où l’accès à l’électricité est le plus faible, avec un taux d’électrification d’environ 53 % en Afrique subsaharienne, bien en dessous de la moyenne mondiale de 92 %. Pour Cyril Ramaphosa, la transition énergétique doit donc permettre non seulement de réduire les émissions, mais aussi de transformer localement les ressources africaines et de créer de nouvelles chaînes de valeur industrielles sur le continent.



