L’Afrique est en première ligne face à une urgence climatique sans précédent. Selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale, le continent paie un lourd tribut : en 2025, ce sont au moins 13 millions de personnes qui ont été frappées par des événements extrêmes, causant plus de 3 000 personnes ont perdu la vie.
L’Afrique paie un lourd tribut au changement climatique. En 2025, ce sont au moins 13 millions de personnes qui ont été frappées par des événements extrêmes, causant plus de 3 000 décès selon l’Organisation météorologique mondiale. Le réchauffement climatique progresse à un rythme supérieur à la moyenne mondiale, avec des sécheresses particulièrement sévères en Afrique du Nord et près de 8,5 millions de personnes touchées en Afrique de l’Est. Cette situation exerce une pression croissante sur les ressources naturelles et les moyens de subsistance des populations.
“ Les pâturages figurent parmi les écosystèmes les plus importants en Afrique. Ils soutiennent les pasteurs, les agriculteurs et les communautés rurales, favorisent la production animale et la biodiversité et contribuent à la sécurité alimentaire.”
Daniel Chapo, Président de la République – Mozambique
Face à ces défis, les pays africains renforcent leur mobilisation. L’Union africaine a ainsi placé l’année 2026 sous le signe de la disponibilité durable de l’eau et de l’assainissement, en cohérence avec les objectifs de l’Agenda 2063. Cette initiative vise à encourager une action coordonnée des États pour mieux faire face aux conséquences du dérèglement climatique.
“ Cependant, ces écosystèmes subissent une forte pression liée aux changements climatiques, aux sécheresses prolongées, à l’utilisation non durable des terres, aux espèces invasives et au manque d’investissements dans la restauration. Cela entraîne une augmentation des risques de catastrophes.”
Daniel Chapo, Président de la République – Mozambique
Les États africains sont encouragés à renforcer leurs investissements dans la gestion durable des terres, la restauration des pâturages ainsi que le déploiement de systèmes d’alerte précoce pour mieux anticiper les catastrophes naturelles. Ces actions apparaissent d’autant plus cruciales que l’insécurité alimentaire constitue une urgence persistante sur le continent. Aggravée par les effets du changement climatique, elle concerne près de 20 % de la population africaine, actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë.



