Afrique : 50 % de la population de la CEDEAO à desservir en électricité

Près de 50 % de la population de la CEDEAO vit sans accès à l’électricité, une crise majeure qui entrave le développement socio-économique de la sous-région.  Ce déficit est accentué par la situation de l’Afrique subsaharienne, qui concentre 80 % de la population mondiale non desservie.  Mohamed H’midouche (CEO d’IACG Maroc) insiste sur l’énormité du défi, rappelant que l’accès n’est que de 18 % en milieu rural. L’objectif d’accès universel à l’électricité d’ici à 2030 est compromis, la tendance actuelle suggérant un retard d’environ dix ans.  La transition vers le gaz et les énergies renouvelables est jugée cruciale pour pallier ce manque.  Des perspectives positives existent, notamment avec les découvertes de gaz (Nigéria, Sénégal, etc.) et le projet structurant du gazoduc Maroc-Nigeria. En attendant, des pays comme le Sénégal montrent la voie, ayant atteint 84 % d’accès. 

Environ 50 % de la population de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vit sans accès à l’électricité, un chiffre qui souligne une crise majeure entravant le développement socio-économique de la sous-région. Ce déficit énergétique est particulièrement critique dans un contexte où l’Afrique subsaharienne concentre plus de 80 % de la population mondiale privée d’électricité. Selon Mohamed H’midouche, CEO d’Inter Africa Capital Group (IACG) Maroc, ce manque est un obstacle fondamental au progrès. 

“Un des problèmes majeurs que nous rencontrons dans la sous région, c’est l’absence ou l’insuffisance de la disponibilité de l’énergie. On ne peut pas se développer si on n’a pas d’énergie. 50% de la population de la CEDEAO,selon la CEDEAO n’a pas accès à l’électricité. Et dans le monde rural, à peine 18% de la population a accès à l’électricité. Ce sont des défis énormes.” 

Mohamed H’midouche, CEO Inter Africa Capital Group – Maroc

Face à cette réalité, l’objectif d’accès universel à l’électricité fixé pour 2030 semble de plus en plus difficile à atteindre. La tendance actuelle suggère même un retard de dix ans. Pour combler ce fossé, la transition vers les énergies renouvelables et le gaz est perçue comme une nécessité cruciale. Malgré l’ampleur du défi, des perspectives positives se dessinent. Mohamed H’midouche souligne les découvertes récentes de gaz dans la région 

“Mais aujourd’hui, les perspectives sont très positives. On a découvert du gaz en Mauritanie, au Sénégal, en Cote d’Ivoire,au Ghana qui va s’ajouter avec le gaz qui se trouve de façon incroyable plus de 30 millions de mètres cubes de gaz qui se trouvent au Nigéria. Il y a le fameux projet structurant, le gazoduc Maroc-Nigeria qui va traverser 13 pays,qui va permettre aussi de connecter les réseaux électriques. Il sera connecté aussi au West Africa pipelines qui relie déjà le Nigeria au Ghana à travers le Bénin et le Togo.”  

Mohamed H’midouche, CEO Inter Africa Capital Group – Maroc

Si l’urgence est totale, certains pays montrent la voie. Le Sénégal est cité en exemple pour ses progrès, affichant déjà 84% d’accès à l’électricité en 2025 et visant une électrification complète grâce à l’extension de ses réseaux. La mobilisation de ces nouvelles ressources et l’achèvement des grands projets d’infrastructure énergétique seront déterminants pour sortir la moitié de la CEDEAO de l’ombre. 

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