Le 10 juin 2026, l’Union européenne et les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles ont conclu les négociations d’un Accord de partenariat économique (APE) renforcé, une première du genre avec des pays d’Afrique subsaharienne. Cet accord vise également à stimuler les échanges, attirer davantage d’investissements et renforcer l’intégration économique régionale entre les deux continents.
Un nouvel accord économique rapproche l’Union européenne et les îles de l’océan Indien. Conclu le 10 juin 2026 entre l’UE, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles, cet Accord de partenariat économique (APE) renforcé constitue une première avec des pays d’Afrique subsaharienne. Il vise à stabiliser et dynamiser les échanges commerciaux, tout en soutenant l’intégration régionale et le développement des opportunités d’affaires entre les deux continents.
“ L ‘Accord de partenariat économique entre les pays membres de la foi et l’Union européenne est un accord régional visant à augmenter l’ouverture d’accès au marché. Mais on est dans un contexte où ces pays ont peu de disponibilités en termes d’industrie, en termes d’accès aux marchés. Il faudrait donc les accompagner au préalable à l’amélioration de leur compétitivité.”
Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique – Cameroun
Au-delà des simples échanges de marchandises, cet APE élargit son champ d’application à des secteurs clés tels que les services, le numérique, la propriété intellectuelle, les investissements et les marchés publics. En plus d’accroître la transparence des marchés publics et de renforcer la sécurité juridique des entreprises, l’accord prévoit la protection, après une période de transition, de 135 indications géographiques européennes à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles.
“ Le marché de l’Union européenne étant un marché contingenté, il est important que les pays membres de l’AFOA aient d’abord un accès à l’énergie qui puisse permettre d’accéder à l’industrialisation, et que cet accord renforce la régionalisation de ces pays.”
Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique – Cameroun
L’enjeu est de taille, l’Union européenne s’imposant déjà comme un partenaire incontournable en captant 24 % des échanges de biens et 33 % des services des quatre nations signataires. En 2024, le volume total des échanges bilatéraux a atteint 9,7 milliards d’euros, reflétant une activité intense : 5,2 milliards d’euros d’importations contre 4,5 milliards d’euros d’exportations pour l’UE.



