En Afrique du Sud, les violences fondées sur le genre restent un défi majeur. Entre avril et juin 2026, plus de 50 000 affaires ont été enregistrées par la police, avec 30 736 arrestations. Face à cette situation, le président Cyril Ramaphosa promet une nouvelle réponse du gouvernement.
En Afrique du Sud, la lutte contre les violences faites aux femmes revient au cœur du débat national. À l’occasion de la Journée du patrimoine, célébrée le 24 septembre 2026 le président Cyril Ramaphosa a annoncé une prochaine intervention devant la nation sur la réponse du gouvernement aux violences fondées sur le genre. Cette annonce intervient après la perte de neuf femmes en l’espace de deux mois dans la province du Gauteng.
« Aujourd’hui, partout en Afrique du Sud, nous célébrons notre identité et la richesse de notre diversité. C’est tout le sens de la Journée du patrimoine : un moment pour nous rassembler, mais aussi pour réfléchir à ce qui nous unit et à l’héritage que nous souhaitons transmettre. »
Cyril Ramaphosa, Président de la République – Afrique Sud
Le phénomène dépasse toutefois cette seule région. Entre avril et juin 2026, les statistiques de la police sud-africaine font état de 50 511 affaires liées aux violences fondées sur le genre et au féminicide. Parmi ces dossiers, 30 736 ont conduit à des arrestations ou à des procédures devant le parquet.
“Nos jeunes sont remplis d’idées. Et aujourd’hui, c’est un jour où nous célébrons le fait qu’il y a des jeunes masculin ou feminin qui sont innovants, qui ont de l’imagination et qui en sont capables.
Cyril Ramaphosa, Président de la République – Afrique Sud
Ces chiffres illustrent l’ampleur du défi auquel les autorités sud-africaines sont confrontées. La prochaine prise de parole du président Ramaphosa devra notamment préciser les mesures envisagées pour renforcer la prévention, les enquêtes et la protection des victimes.



