Afrique du Sud : le gouvernement durcit la politique migratoire

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé un durcissement de la politique migratoire, dans un contexte marqué par des tensions sociales et une hausse des entrées irrégulières dans le pays. Selon plusieurs estimations, l’Afrique du Sud compterait jusqu’à environ 5 millions de migrants en situation irrégulière, une donnée qui alimente le débat public et pousse les autorités à renforcer les contrôles aux frontières, les expulsions et les sanctions contre les réseaux d’immigration illégale.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé le 7 juin 2026 un renforcement significatif de la politique migratoire du pays, dans un contexte de tensions sociales, de hausse des violences xénophobes et de débats sur l’immigration irrégulière. Dans son discours, le chef de l’Etat a affirmé que le gouvernement allait intensifier la lutte contre l’immigration irrégulière tout en condamnant fermement les violences contre les étrangers. 

“Il est important de préciser que seules les autorités gouvernementales habilitées sont autorisées à intervenir en cas d’infraction à la loi, y compris celles relatives à l’immigration. Aucune autre personne n’a le droit, par exemple, d’interpeller quelqu’un dans la rue ou dans les espaces publics pour exiger une pièce d’identité.”

Cyril Ramaphosa, Président de la RépubliqueAfrique du Sud

Il s’agit du renforcement des contrôles aux frontières, de l’accélération des procédures d’expulsion, de sanctions accrues contre les employeurs de travailleurs sans statut légal, ainsi que d’une réforme des systèmes de contrôle administratif et biométrique. L’Afrique du Sud compterait entre 2 et 5 millions de migrants en situation irrégulière, selon les données officielles, pour une population d’environ 62 millions d’habitants, ce qui fait de la migration un enjeu politique et économique majeur. Depuis la mise en place des politiques récentes de contrôle, le nombre total d’expulsions a atteint environ 109 000 cas cumulés. 

Nous prendrons des mesures contre les acteurs qui exploitent les inquiétudes de notre population liées à l’immigration illégale afin de servir leurs propres intérêts politiques, personnels ou criminels. 

Cyril Ramaphosa, Président de la RépubliqueAfrique du Sud

Cette politique intervient alors que plusieurs pays africains ont exprimé leurs inquiétudes face aux violences visant leurs ressortissants. Des États comme le Ghana, le Mozambique ou le Malawi ont procédé au rapatriement de leurs citoyens.

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