Le climat de tension persiste en Afrique du Sud où plus de 900 personnes ont été interpellées le mardi 1er juillet 2026. Ces arrestations font suite à des manifestations massives visant à exiger le départ des immigrés en situation irrégulière avant une « date limite » fixée par les organisateurs. Cette vague de contestation s’inscrit dans un contexte de pressions structurelles fortes, avec un taux de chômage national avoisinant les 32 % et une saturation des services publics qui alimentent régulièrement le sentiment anti-migrants.
L’Afrique du Sud a franchi un nouveau palier dans la crise migratoire qui secoue le pays depuis avril 2026. Des milliers de personnes ont manifesté le1er juillet 2026 pour marquer une « date limite » fixée par les organisateurs, notamment l’organisation March and March, exigeant le départ immédiat des étrangers sans papiers. Le bilan humain et sécuritaire est lourd. Au moins cinq personnes ont perdu la vie depuis le début de ce mouvement de contestation. Lors d’une conférence de presse tenue le 02 juillet 2026, Tebello Mosikili, commissaire national adjoint du Service de police sud-africain (SAPS), a fait le point sur la situation.
“Pour certaines marches, la police a continué à s’en occuper. De plus, plus de 900 personnes ont été arrêtées. Certaines ont été arrêtées pour la violence publique, d’autres pour lutter contre les migrants illégaux dans le cadre de l’acte d’immigration, d’autres pour les robberies de business dans les magasins.
Tebello Mosikili, Commissaire nationale adjointe du Service de police – Afrique du Sud
Les affrontements les plus vifs ont été localisés dans les provinces du Gauteng, du KwaZulu-Natal et du Cap-Occidental. Ces tensions surviennent alors que le pays compte, selon le recensement de 2022, environ 2,4 millions d’étrangers, soit 3,9 % de la population totale. Sur l’ensemble du territoire, la police a dû jongler entre encadrement de manifestations calmes et interventions musclées.
“Depuis ce matin, nous avons confirmé qu’un total de 120 marches nationales a eu lieu. Parmi celles-ci, 108 ont été pacifiques et seulement 12 ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre en raison d’incidents ayant conduit à des arrestations. «
Tebello Mosikili, Commissaire nationale adjointe du Service de police – Afrique du Sud
Cette vague de contestation s’inscrit dans un contexte de pressions structurelles fortes, avec un taux de chômage national avoisinant les 32 % et dépasse 40% chez les jeunes ainsi qu’ une saturation des services publics qui alimentent régulièrement le sentiment anti-migrants. Face à cette hostilité croissante, des pays voisins comme le Nigeria ou le Mozambique ont déjà commencé à organiser le rapatriement volontaire de leurs ressortissants.



