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Afrique – Football : la viabilité économique des championnats locaux

La professionnalisation du sport féminin en Afrique est freinée par une forte précarité économique, l’absence de contrats formels et de lourds stéréotypes socioculturels. Pour tenter d’enrayer ce cercle vicieux qui pousse les talents à l’exil et appauvrit les championnats locaux, plusieurs réformes et initiatives concrètes sont en cours sur le continent. 

Le football féminin africain souffre d’un manque criant de financements, d’infrastructures adaptées et de lourds préjugés socioculturels. Malgré ces freins, la discipline progresse grâce à la création de compétitions phares comme la Ligue des champions de la CAF et à la hausse des primes. Les réformes institutionnelles et les performances récentes lors des Coupes du monde confirment ainsi l’envol du continent. 

Nous avons beaucoup de joueuses qui jouent dans les plus grands championnats du monde. Je pense à la Zambienne Barbara Banda qui joue à Orlando Pride. Je pense aussi par exemple à des joueuses comme Assisat Oshoala qui est peut-être l’une des plus grandes joueuses de l’histoire de l’Afrique, qui joue en nationale avec le Nigeria, qui joue également aux Etats-Unis, qui est sans doute un des plus grands championnats. Nous avons des joueuses au Paris Saint-Germain, des joueuses à Lyon également, donc certains des plus grands clubs. Il y a beaucoup de visibilité, mais il en faut encore plus parce que ces joueuses-là, il faut les accompagner, il faut les aider, il faut réguler leurs primes.Il faut aussi des centres de formation au niveau. Il va falloir se rapprocher du niveau des garçons. 

Oumeima Errafay, Journaliste SportiveMaroc

La professionnalisation du football féminin en Afrique fait face à une forte précarité économique caractérisée par l’absence de contrats formels et de salaires garantis. À ce manque de moyens s’ajoutent de lourds préjugés socioculturels et un cyberharcèlement croissant qui freinent l’épanouissement des athlètes sur le continent. Cette situation précaire pousse les meilleures joueuses à s’exiler vers l’étranger, ce qui appauvrit durablement le niveau technique des championnats locaux.

La Coupe des Nations, c’est le summum tout simplement parce qu’elle réunit les meilleures équipes du continent. Certaines des joueuses les plus chères de tous les temps sont africaines dont Barbara Banda qui est la 16ème joueuse la plus chère de tous les temps. Donc ça, ça explique le fait que la joueuse africaine a beaucoup à donner et à montrer. Et si on lui offre l’opportunité, elle peut aller très, très loin. 

Oumeima Errafay, Journaliste SportiveMaroc

La CAF accélère la professionnalisation du football féminin en portant la cagnotte de la CAN à 5,8 millions de dollars, incluant 2 millions pour le vainqueur. L’élargissement du tournoi à 16 équipes dès l’édition 2026 au Maroc offre une visibilité accrue aux sélections africaines. Portés par des investissements ciblés, des pays comme le Maroc et l’Afrique du Sud démontrent que le continent peut désormais rivaliser au niveau mondial.

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