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Afrique : la Force multinationale mixte, un exemple de coopération militaire régionale

Lancée en 2015 avec le soutien de l’Union africaine, la Force multinationale mixte a contribué, en sept ans d’existence, à réduire l’influence et les attaques du groupe armé Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. La Force constituée par les armées du Nigeria, du Cameroun, du Tchad, du Niger ainsi que le Bénin, a vu cette année son mandat renouvelé jusqu’en février 2023 par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Zoom sur cette initiative régionale qui contribue à la sécurité des biens et des personnes et aux échanges entre les pays du bassin du lac Tchad. 

Le bassin du Lac Tchad – limitrophe au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger – est en proie depuis plusieurs années aux attaques du groupe armé Boko Haram et d’autres mouvements terroristes. A fin 2021, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dénombrait dans le bassin du lac Tchad plus de 3 millions de déplacés internes et plus de 327 000 réfugiés, répartis à travers le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad “à cause de la violence des groupes armés non étatiques”. Sans la mise sur pied, en 2015, par les quatre pays, de la Force multinationale mixte contre Boko Haram, rejoints par le Bénin, l’impact du terrorisme dans la zone se serait accru. La création de la FMM (Force multinationale mixte) a bénéficié du soutien de l’Union africaine, qui considère l’initiative comme un exemple de coopération régionale similaire à d’autres forces communes sur le continent.

La mutualisation de nos efforts, la synergie de nos stratégies et l’appui des partenaires ont certes permis de contenir le terrorisme mais ne l’ont pas complètement éradiqué. Il constitue toujours une préoccupation majeure pour de nombreux États qui investissent l’essentiel de leurs ressources pour le combat ou pour se protéger.

Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine Tchad

Lors d’une récente opération baptisée “Lac Sanity », menée entre le 28 mars et le 04 juin 2022 et dont les résultats ont été relayés par voie médiatique le 07 juin, la FMM a annoncé la neutralisation de 805 terroristes, et la saisie d’une multitude d’armes lourdes et légères dans les îles du Lac Tchad et des localités voisines. La FMM est commandée par le général de division Abdul Khalifa Ibrahim, qui a succédé en août 2021 à un autre officier supérieur nigérian: le général de division Jide Jeleel Ogunlade. 

C’est une vaste région avec une population estimée à environ 30 millions de personnes. En termes de superficie, c’est plus de 2,5 millions de kilomètres carrés. Donc on parle d’un vaste territoire. Les activités de Boko Haram dans cette zone, début 2015, ont conduit les pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad – Nigeria, Niger, Cameroun, Tchad – et la République du Bénin qui a un statut d’observateur, à se regrouper pour former la Force Multinationale Mixte.

Général de division Abdul Khalifa Ibrahim, Commandant de la Force multinationale mixte Nigéria

Le mandat de la FMM court actuellement jusqu’en février 2023, suite à une décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine du 14 janvier 2022 avec effet au 1er février. D’après les données de la Commission du bassin du lac Tchad, la force compte environ 10 000 hommes, composés des contingents des forces armées nationales des différents pays membres. 

Et donc la question fondamentale qui relie tous ces différents défis c’est la question à propos de la viabilité à long terme, de la longévité de la FMM. On voit le conflit évoluer et changer et donc que va devenir la FMM au fil de ses efforts et comment va-t-elle continuer à confronter ces menaces. Et quand cette menace change, comment vont-ils s’adapter ? On doit vraiment y réfléchir.

Dr Daniel Eizenga, Chargé de recherche, Centre d’études stratégiques de l’Afrique

La FMM a pour mandat de créer un environnement sûr et sécurisé dans les zones affectées par les activités de Boko Haram et d’autres groupes terroristes, afin de réduire de manière significative les violences contre les civils et autres abus.

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