Le Nigeria a franchi une étape décisive pour l’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie (BAE). En effet, le gouvernement nigérian a officiellement remis, ce lundi 2 février, à l’APPO et à Afreximbank le siège provisoire de l’institution. Cet édifice moderne et entièrement équipé est situé aux trois derniers étages du Afreximbank African Trade Centre à Abuja. Ce transfert marque la fin des engagements du pays hôte et ouvre la voie à la mise en service effective de la BAE.
Nous sommes parvenus à un accord selon lequel chaque pays devrait contribuer à hauteur d’au moins 83 millions de dollars. Nous avons réuni environ 120 millions, voire 190 millions de dollars. Et le Nigeria est prêt à combler la différence de 78 millions de dollars afin que la banque puisse démarrer. Les autres pays sont également encouragés à apporter leurs fonds.
Heineken Lokpobiri, Ministre d’État aux ressources pétrolières – Nigéria
La Banque Africaine de l’Énergie (BAE), créée par les États membres de l’APPO et soutenue par Afreximbank, vise à financer les infrastructures énergétiques du continent. Sa capitalisation initiale est de 5 milliards USD, pour mobiliser des fonds locaux/régionaux et réduire la dépendance étrangère. Son mandat couvre le financement de projets pétroliers, gaziers et d’énergie, ainsi que l’intégration des marchés régionaux et le renforcement de la sécurité énergétique. D’ici 2030, la BAE ambitionne de lever jusqu’à 15 milliards USD, ce qui devrait créer des milliers d’emplois directs.
L’établissement de cette banque, en collaboration avec AfreximBank, représente une aspiration collective, noble et parfaitement justifiée. Elle s’inscrit directement dans la démarche de souveraineté énergétique du continent africain.
Mamadou Sangafowa Coulibaly, Président de l’APPO – Côte d’Ivoire
Au cours de la cérémonie d’inauguration, les autorités ont assuré que tous les obstacles logistiques et techniques avaient été levés. La Banque africaine de l’énergie devrait lancer officiellement ses activités entre avril et juin 2026. Cette institution s’inscrit dans l’ambition africaine de garantir sa propre souveraineté énergétique par le financement de projets structurants pour l’avenir du continent.



