Afrique : plus de 300 banques soutenues par Afreximbank

Le financement du commerce demeure un frein majeur à l’intégration économique de l’Afrique, les lacunes des systèmes bancaires locaux limitant la participation du continent au commerce mondial et intra-africain. Selon Afreximbank, plus de 40 % des banques africaines ne disposent toujours pas des compétences techniques nécessaires pour gérer efficacement les transactions commerciales internationales. Afin de relever ce défi et de soutenir la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Afreximbank intensifie ses initiatives de renforcement des capacités et mobilise des capitaux pour consolider les institutions financières locales et dynamiser les échanges intra-africains.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) intensifie ses efforts pour combler le déficit de financement du commerce en Afrique en renforçant les capacités des banques locales et en élargissant l’accès aux instruments de financement du commerce. De nombreuses transactions commerciales complexes impliquant des économies africaines sont encore structurées et pilotées par des banques internationales, ce qui limite la valeur ajoutée pour le continent. Afreximbank affirme que des formations ciblées, des séminaires techniques et des programmes de structuration des transactions sont essentiels pour former une nouvelle génération de banques africaines.

« L’éducation et le partage des connaissances sont essentiels pour renforcer notre système bancaire et nos institutions financières. L’idée est que, parmi toutes les grandes transactions réalisées sur le continent, certaines sont structurées par de grandes institutions multilatérales africaines comme la nôtre, mais beaucoup sont encore pilotées par des banques internationales et distribuées entre d’autres pays africains. Nous devons voir se développer de plus en plus de banques africaines solides, capables de structurer et de distribuer ces transactions. »

Haytham El Maayergi, Vice-président exécutif, Banque du commerce internationalAfreximbank

Au-delà du développement des compétences, Afreximbank déploie des outils financiers ciblés pour accroître la liquidité et la capacité à prendre des risques dans le financement du commerce africain. Elle soutient actuellement environ 300 banques africaines et a mis en place des mécanismes de négociation de la dette commerciale à court terme. L’institution panafricaine s’est également engagée à doubler son financement du commerce intra-africain pour atteindre 40 milliards de dollars américains d’ici 2026. Des plateformes numériques telles que l’Africa Trade Gateway connectent les acheteurs et les vendeurs africains, vérifient les contreparties et privilégient les produits africains. Plus de 80 banques prennent déjà en charge les transactions sur cette plateforme.

“Le commerce repose sur les paiements, et avec le lancement de PAPSS, nous constatons aujourd’hui une croissance exponentielle. Plus de 150 banques font désormais partie de ce réseau de paiements transfrontaliers en monnaies locales. Les pays peuvent ainsi importer et exporter entre eux en utilisant leurs propres devises. Cela crée un avantage concurrentiel considérable, permettant à des pays comme la Côte d’Ivoire de soumettre des offres pour vendre à d’autres pays dans leur propre monnaie, surpassant ainsi toute entité non africaine”.

Haytham El Maayergi, Vice-président exécutif, Banque du commerce internationalAfreximbank

Selon Afreximbank, le renforcement des capacités, les instruments innovants de financement du commerce et l’infrastructure de paiement numérique sont essentiels pour libérer le potentiel commercial de l’Afrique. En donnant aux banques locales les moyens de jouer un rôle central, l’institution vise à approfondir le commerce intra-africain, à soutenir l’industrialisation et à renforcer la résilience économique du continent.

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