Afrique : UBA veut mobiliser 400 milliards de capitaux pour le développement

Plus de 4 000 milliards de dollars d’actifs financiers domestiques : c’est le potentiel que UBA envisage davantage orienter vers le développement du continent. Dans son Livre blanc « Banking on Africa’s Future », le groupe propose de renforcer les mécanismes permettant de transformer ces ressources en investissements productifs, avec l’appui de partenaires internationaux. 

Plus de 4 000 milliards de dollars d’actifs financiers domestiques pourraient davantage financer la transformation de l’Afrique, selon UBA. L’enveloppe comprend environ 2 500 milliards de dollars détenus par les banques commerciales et plus de 1 100 milliards de dollars de capitaux institutionnels à long terme. L’enjeu, pour le groupe bancaire, est de mieux orienter ces ressources vers les infrastructures, l’énergie, les entreprises et le commerce, notamment grâce au « blended finance », qui associe capitaux publics, banques de développement et investisseurs privés.

L’UBA est une plateforme destinée à soutenir les investissements en Afrique, et les gouverneurs sont ici pour rechercher des investisseurs prêts à s’implanter dans leurs régions afin de soutenir l’économie ; UBA America peut jouer un rôle important à cet égard.

Oliver Alawuba , Directeur général du groupe UBA  

Je pense que nous avons eu une très bonne discussion ici, que les enjeux ont été abordés et que nous avons eu de nombreux échanges avec certains investisseurs ; nous espérons en tirer des résultats concrets. Ce type d’échanges renforce véritablement les relations entre l’UBA et les collectivités locales, ce qui contribuera grandement à nous aider à développer notre économie.

Dikko Umar Radda, Gouverneur de Katsina 

United Bank for Africa mise également sur l’intégration économique africaine. Le groupe estime à 3 400 milliards de dollars le potentiel du marché lié à la Zone de libre-échange continentale africaine. Il mise aussi sur le PAPSS pour faciliter les paiements transfrontaliers. L’objectif est de permettre aux banques, fonds de pension, assureurs et investisseurs privés de participer davantage au financement des projets africains, grâce notamment aux garanties et aux partenariats public-privé.

Il n’y a vraiment rien de mal à ce que des investissements affluent, mais je pense qu’il y a désormais une nouvelle orientation, que ce soit dans l’agriculture ou, comme vous l’avez vu avec les raffineries de Lagos : c’est la seule façon de faire croître une économie. Nous ne nous développerons jamais en restant de simples exportateurs de produits primaires et importateurs de produits raffinés. Nous devons conserver la valeur ajoutée en Afrique.

Muhammadu Sanusi II, Emir de Kano

Dans cette stratégie, UBA America constitue une passerelle vers les marchés nord-américains. Basée à New York, la filiale accompagne notamment les entreprises, institutions financières et États dans le financement du commerce, la trésorerie et le correspondent banking. UBA défend ainsi un modèle combinant capitaux africains et investissements internationaux, dans le cadre de son approche de l’« Africapitalism », qui place le secteur privé au cœur du financement du développement du continent.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com