Afrique – Woman Night : appel à transformer les mentalités

À Lomé, la réflexion sur les droits des femmes s’inscrit désormais dans un agenda public plus structuré. En marge de l’édition 2026 de la Woman Night, une conférence-débat a réuni acteurs institutionnels, experts et responsables associatifs autour d’une question centrale : l’état des lieux des droits, de la justice et des actions en faveur des jeunes filles et des femmes aujourd’hui au Togo et en Afrique. Les échanges ont d’abord permis de mesurer les avancées réalisées ces dernières années.

À Lomé au Togo, la 10ème édition de la Woman Night a été l’occasion d’un regard critique sur l’état des droits des filles et des femmes au Togo et à travers l’Afrique. Lors d’une conférence-débat, juristes, activistes et responsables associatifs ont souligné des avancées législatives significatives, tout en pointant la persistance des stéréotypes et la faible reconnaissance du travail domestique dans l’économie. Les discussions ont rappelé que la loi seule ne suffit pas : il faut transformer les mentalités.

“Souvent le travail domestique, un travail invisible, est fait dans la plupart des cas par les femmes. Ce travail n’est pas valorisé, n’est pas pris en compte. Or, lorsqu’on prend ce travail en compte, on le considère comme un travail et qu’on le valorise. On se rend compte que dans le PIB des États, la contribution de la femme est supérieure à celle de l’homme.Donc, à partir du moment où on va considérer l’apport de la femme, cela va permettre à la femme elle même d’avoir plus confiance en elle et de comprendre que même si je choisis d’être à la maison, mon travail est reconnu. On n’a pas forcément besoin de parler de salaire pour ce travail domestique, mais c’est de la reconnaissance fondamentale et ça va contribuer aussi également au changement de mentalité.

GERMAINE KOUMÉALO ANATÉ, Députée – Togo

L’éducation dès le plus jeune âge a été présentée comme un levier clé pour déconstruire ces stéréotypes. Les programmes de leadership, le mentorat et les formations spécifiques visent à renforcer la confiance des jeunes filles et à les inciter à embrasser les sciences, la responsabilité et l’innovation. Dans ce cadre, l’autonomisation économique se confirme comme un pilier incontournable de l’émancipation féminine, offrant aux femmes les moyens de participer pleinement à la vie sociale et professionnelle.

“ C’est vraiment important de non seulement travailler pour avoir son propre argent, mais de comprendre que l’autonomisation financière est l’un des piliers. Je dirais l’un des socles pour permettre à une femme justement de comprendre et d’exercer ses droits. Et ça lui donne aussi ce pouvoir d’achat qui lui permet de prendre les décisions pour elle même. Donc pour moi, l’autonomisation financière est l’un des piliers les plus importants pour cette démarche.

Hafou Touré, Présidente de HTS PartnersCôte d’Ivoire

L’autonomie financière apparaît ainsi comme un instrument concret de pouvoir. L’éducation financière, l’épargne, l’entrepreneuriat et l’accès au crédit sont autant de leviers pour consolider cette indépendance. Pourtant, malgré ces initiatives et certaines avancées juridiques, l’égalité réelle demeure un chantier en cours, qui nécessite de conjuguer éducation, transformation des mentalités et création d’opportunités économiques durables pour que chaque femme puisse exercer ses droits et contribuer pleinement au développement de sa communauté.

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