Réunie le 13 octobre 2026 à Alger, la Grande Commission mixte Sénégal-Algérie a débouché sur la signature de 15 accords et mémorandums d’entente. Visant à redynamiser et moderniser la coopération bilatérale, ces textes couvrent des secteurs clés tels que l’énergie, les mines, les transports, l’investissement et l’enseignement supérieur.
Une nouvelle dynamique s’amorce dans les relations entre l’Algérie et le Sénégal. Vingt-neuf ans après la rencontre de Dakar, la sixième session de la Grande Commission mixte s’est conclue le 13 octobre 2026 à Alger. Cet événement a été marqué par la signature de quinze accords et mémorandums d’entente touchant divers secteurs économiques et sociaux. Ces résultats concrétisent l’ambition partagée de transformer des liens historiques solides en projets d’avenir, érigeant ce partenariat en pont stratégique entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.
C’est une chose très importante parce que les deux pays ont beaucoup de choses à s’apporter mutuellement. Ils sont des pays dynamiques et puis l’Algérie cherche maintenant une ouverture vers l’Afrique subsaharienne qu’elle avait délaissée depuis quelques années, depuis quelques décennies. Elle veut reprendre son rôle qu’elle avait joué dans le concert africain après les indépendances avec les non-alignés. L’Algérie avait joué un rôle très important en aidant beaucoup de pays africains. Maintenant, je crois qu’elle revient dans sa première mission et le Sénégal aussi a beaucoup de choses à apporter à l’Algérie dans certains domaines.
Hamidine – Moctar KANE , Docteur en Économie et en Intelligence économique
Selon le ministère sénégalais des Affaires étrangères, cette sixième session de la Commission mixte, tenue 29 ans après la précédente, marque un tournant clé. Elle permet au Sénégal et à l’Algérie de relancer leur coopération bilatérale, de diversifier leurs partenariats et de promouvoir des actions concrètes au bénéfice de leurs intérêts communs.
Donc ça, c’est une bonne chose pour l’Afrique et puis essayer de résoudre les problèmes africains par des solutions africaines. Et l’Algérie commence à se positionner comme un acteur important dans la sous-région. On le voit dans certaines zones de l’AES. L’Algérie commence à s’affirmer et puis à donner son point de vue pour que la déstabilisation ne s’étende pas et que les pays obtiennent leur autonomie et leur indépendance. Et ça, c’est à saluer dans le cadre africain.
Hamidine – Moctar KANE , Docteur en Économie et en Intelligence économique
Parmi les quinze accords signés figurent des domaines stratégiques tels que l’énergie, les mines et la géologie, la promotion des investissements, les transports, les services aériens, les archives ainsi que l’enseignement supérieur. Cette sixième session de la Grande Commission mixte illustre la détermination partagée des deux nations à consolider leurs liens et à ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat pour soutenir leur développement.



