Les élections législatives organisées en Algérie le 2 juillet 2026 ont livré un paysage politique marqué par la victoire du Front de libération nationale (FLN), sans toutefois lui permettre d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée populaire nationale (APN). Les résultats définitifs annoncés par la Cour constitutionnelle le 18 juillet confirment la première place du parti historique, qui devra désormais composer avec d’autres formations pour former une majorité parlementaire et assurer la stabilité de la prochaine législature.
À l’issue des élections législatives organisées le 2 juillet 2026 en Algérie, le Front de libération nationale (FLN) s’est imposé comme la première force politique du pays, selon les résultats définitifs annoncés par la Cour constitutionnelle le 18 juillet. Le parti historique a remporté 91 sièges sur les 407 que compte l’Assemblée populaire nationale (APN). Malgré cette victoire, le FLN ne dispose pas de la majorité absolue, qui nécessite 204 sièges. Cette situation l’oblige à envisager des alliances avec d’autres formations politiques .
“J’ai fait état de l’annulation d’un certain nombre de voix attribuées à des partis politiques dans certains bureaux de vote. ”
Leïla Aslaoui, Présidente de la Cour constitutionnelle – Algérie
Derrière le FLN, le Rassemblement national démocratique (RND) arrive en deuxième position avec 74 sièges. Il est suivi par le Front El-Moustakbal, qui obtient 56 députés. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) décroche 43 sièges, tandis que le Mouvement El-Bina fait son entrée avec 40 élus. La nouvelle Assemblée sera marquée par des négociations entre les partis pour former des alliances.
“320 recours avaient été enregistrés. Parmi ceux-ci, 43 recours avaient été acceptés et 8 rejetés pour des raisons de procédure.”
Leïla Aslaoui, Présidente de la Cour constitutionnelle – Algérie
La participation reste un enjeu majeur, avec un taux de 21,24 % en Algérie et 10,75 % chez les électeurs de l’étranger. Ces résultats confirment le poids du FLN, mais aussi une Assemblée sans majorité claire, ouvrant la voie à des négociations entre les partis.



