En Angola, l’inflation poursuit sa nette décélération. Selon les chiffres publiés le 8 janvier 2026 par l’Institut national de statistique, le taux est tombé à 15,7 % fin 2025, contre 27,5 % un an plus tôt. Une évolution portée notamment par l’augmentation de l’offre de biens et services et le dynamisme du secteur non pétrolier. Le gouverneur de la Banque nationale d’Angola, Manuel Tiago Dias, met en avant la contribution de l’industrie manufacturière, de l’agriculture et de la pêche, ainsi que le contrôle de la masse monétaire et la hausse des réserves internationales, dans un contexte de reprise économique progressive.
En Angola, l’augmentation de l’offre des biens et services et la dynamisation du secteur non pétrolier ont essentiellement déterminé la réduction de l’inflation à 15,7 % à la fin de 2025 contre 27,5% enregistrés en 2024. Se prononçant sur le rapport de l’évolution du taux d’inflation en 2025, publié le 8 janvier 2026 par l’Institut national de statistique, le gouverneur de la Banque nationale d’Angola, Manuel Tiago Dias, a souligné, dans le domaine non pétrolier, une évolution de l’industrie manufacturière.
“La lutte contre l’inflation devrait continuer à se concentrer sur la production nationale de biens et de services, en particulier la production nationale de denrées alimentaires. Nous savons déjà que plusieurs unités industrielles entreront en service en 2026 et que ces unités, celles qui existent déjà, contribueront naturellement à l’augmentation de l’offre de biens de consommation essentiels.”
MANUEL TIAGO DIAS, Gouverneur de la Banque nationale – Angola
Le secteur non pétrolier continue de s’affirmer comme moteur de la transformation économique. Entre 2010 et 2023, l’agriculture et la pêche ont vu leur part du PIB passer de 6,2% à 14,9% , se consolidant ainsi comme des secteurs stratégiques pour la sécurité alimentaire, l’emploi et la réduction de la dépendance au pétrole. Selon Manuel Tiago, la Banque Nationale a su contrôler la circulation monétaire dans l’économie au cours de l’année écoulée faisant référence à l’augmentation des réserves internationales.
“Nous avons enregistré une accumulation de nos réserves internationales en 2024, puis à nouveau en 2025, et nous pensons être en mesure de garantir que l’industrie manufacturière angolaise dispose des matières premières nécessaires à l’exercice de ses activités et, par conséquent, de contribuer à l’augmentation de la production intérieure.”
MANUEL TIAGO DIAS, Gouverneur de la Banque nationale – Angola
Les estimations officielles pour 2025 indiquent une accélération de la croissance du PIB à plus de 2,5 %, portée simultanément par la reprise modérée du secteur pétrolier et le dynamisme robuste du secteur non pétrolier. Parallèlement, la production pétrolière, bien que structurellement inférieure aux niveaux historiques, affiche une légère reprise, avec des projections d’augmentation à 1,098 million de barils par jour grâce à la mise en service de nouveaux gisements. Cette évolution, quoique modérée, contribue à stabiliser les recettes extérieures et à consolider la situation budgétaire.



