Le président angolais João Lourenço réclame une justice ferme et sans tolérance pour lutter contre les crimes graves. Face à la hausse des violences sexuelles contre les enfants et des actes de vandalisme touchant les biens publics, il appelle à une application stricte des lois par tous les pouvoirs de l’État.
Tolérance zéro face aux crimes graves. Le président angolais João Lourenço exige un durcissement immédiat de la réponse judiciaire. Il plaide pour une justice « sans faiblesse » dans le but de mettre fin au cycle de l’impunité. Cette volonté politique de l’exécutif angolais vise à garantir un système judiciaire efficace capable de préserver la paix sociale. En Angola, où la réforme de la justice est une priorité nationale, cette démarche cherche à renforcer la crédibilité de l’État et à instaurer une véritable dissuasion contre les actes criminels.
“ Nous souhaiterions souligner la nécessité d’accorder une attention particulière à deux types de crimes, sans préjudice de la nécessité de lutter contre toute forme de criminalité. Ainsi, en ce qui concerne ces crimes, il est nécessaire d’appliquer une tolérance zéro.”
João Lourenço, Président de la République – Angola
Le président angolais a identifié deux fléaux majeurs qui justifient l’application d’une tolérance zéro contre les crimes graves : l’augmentation préoccupante des violences sexuelles contre les mineurs et la multiplication des actes de vandalisme ciblant les biens publics. L’objectif de cette mesure est double : protéger les populations les plus vulnérables et préserver les infrastructures publiques, jugées essentielles au développement du pays.
“ L’exécutif a la responsabilité d’élaborer les propositions de loi qui, à leur tour, sont soumises au pouvoir législatif, qui les approuve, et enfin les tribunaux ont la responsabilité d’interpréter et d’appliquer la loi. Ce que l’on souhaite, c’est que dans cette chaîne qui implique les trois pouvoirs, il ne soit jamais donné un quelconque signe de faiblesse pouvant être interprété par la société comme une forme de tolérance à l’égard du crime.”João Lourenço, Président de la République – Angola
Le chef de l’État angolais a souligné la responsabilité conjointe des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire pour assurer l’application rigoureuse des lois et garantir un climat de sécurité durable en Angola. Selon l’Institut national de l’enfant, 960 mineurs ont été victimes d’abus sexuels entre janvier et novembre 2025, tandis que les actes de vandalisme contre les biens publics ont coûté à l’État plus de 50 millions USD la même année.



