Au Bénin, la sécurité s’impose comme une priorité du nouveau président élu, Romuald Wadagni. Face à la menace terroriste aux frontières nord, il annonce un programme axé sur le renforcement du dispositif sécuritaire et la coopération avec les pays voisins, y compris ceux de l’Alliance des États du Sahel. Détails dans ce sujet.
Au Bénin, la pression djihadiste s’accentue. Dans la nuit du 4 au 5 mars 2026, une attaque du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, a visé un camp militaire près de Kofouno. Cet épisode illustre la vulnérabilité croissante du nord du pays face aux groupes terroristes actifs au Sahel. Le président élu Romuald Wadagni fait de la sécurisation des frontières une priorité de son programme de gouvernance, misant sur un renforcement des capacités militaires et une coopération régionale accrue.
Il y aura une politique d’ouverture vis-à-vis des pays limitrophes, je veux parler principalement du Niger, ensuite le Burkina Faso qui est un pays de l’AES et aussi du Nigeria parce qu’aujourd’hui la question de la menace sécuritaire n’est pas une question à aborder de façon solitaire par chaque pays, mais la solution doit être une solution régionale.
ILYASS SINA , Conseiller au ministère de l’Economie – Bénin
Parmi les priorités affichées, la surveillance renforcée des zones frontalières, notamment avec le Burkina Faso et le Niger, identifiés comme des foyers de groupes armés actifs dans la région. Autre axe majeur, la relance d’une coopération sécuritaire étroite avec les pays voisins, y compris ceux de l’Alliance des États du Sahel. Une démarche qui vise à mutualiser les moyens de lutte contre une menace devenue transnationale.
Il faut agir. Au niveau des forces de défense et de sécurité du Benin, il faut renforcer avec plus de moyen, plus d’outils de travail, et également agir sur la jeunesse.
Dans cette optique, le président Romuald Wadagni mise sur une approche concertée, fondée sur le partage de renseignements, des opérations conjointes et une coordination diplomatique renforcée. Une stratégie jugée nécessaire par plusieurs observateurs, alors que l’insécurité gagne progressivement les pays du golfe de Guinée comme le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Le défi pour le nouveau président sera donc de concilier impératifs sécuritaires et dialogue diplomatique, afin de bâtir une réponse collective face à la menace terroriste.



