Le secteur agricole au Bénin reste un pilier essentiel de l’économie nationale. Le gouvernement mise désormais sur la modernisation des filières et la transformation locale pour renforcer la croissance. L’objectif est de créer plus de valeur, d’emplois et d’améliorer durablement les revenus des producteurs.
Pilier de l’économie béninoise, l’agriculture représente environ 24 % du PIB et fait vivre plus de 2,3 millions d’actifs dans le pays. Elle reste au cœur de la stratégie de développement du gouvernement, qui veut en faire un levier majeur de transformation économique. Cette ambition repose sur des investissements ciblés et la structuration progressive des filières agricoles.
‘’Au terme du processus de la cinquième revue biannuelle de cet engagement pris par les chefs d’État et de gouvernement à Malabo, le Bénin obtient la note de 7,15 sur 10. Il a fait un progrès de 66% sur la décennie de 2015 à 2024. Le Bénin est donc classé premier dans l’espace CEDEAO, donc est cinquième de la nation africaine qui a fait une agriculture performante. ‘’
Gaston Dossouhoui, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche – Bénin
La stratégie nationale s’appuie sur cinq filières prioritaires : le riz, le soja, l’ananas, le coton et l’acajou. Le coton, principal produit d’exportation agricole, confirme sa place dans la dynamique du secteur avec une production d’environ 637 000 tonnes lors de la campagne 2024-2025. Au cœur de cette dynamique, la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) accueille plus de 35 entreprises agro-industrielles et a déjà généré plus de 15 000 emplois. Plusieurs unités y transforment près de 40 000 tonnes de coton par an, illustrant la volonté des autorités de développer une agro-industrie créatrice de valeur et de revenus durables pour les producteurs et plaçant le Bénin parmi les principaux producteurs d’Afrique de l’Ouest.
‘’Les intrants sont subventionnés à nous en réduisant le coût à 100 francs par flacon ou par litre d’ insecticides. Je faisais le coton avant, je trouvais au moins une tonne et demie à l’hectare ou une tonne 200 comme ça. Mais actuellement, je suis sûr que je peux avoir plus de 2 tonnes ici. ‘’
Inoussa Moussa, Producteur de Coton – Bénin
D’autres filières agricoles affichent également une progression notable. La production de soja a fortement augmenté ces dernières années pour atteindre environ 652 000 tonnes lors de la campagne 2024-2025, contre un peu plus de 500 000 tonnes en 2023. Par ailleurs, la filière anacarde poursuit son expansion avec une production d’environ 212 000 à 225 000 tonnes en 2024, ce qui en fait l’une des principales cultures d’exportation du pays après le coton.
‘’ Par rapport à la culture du soja, avant 2016, j’étais à moins de 1 tonne à l’hectare. Mais après avoir bénéficié de tous ces atouts, aujourd’hui, la productivité a augmenté et je suis au-delà de 1,5 tonne à l’hectare.‘’
Allagbé Yaya, Producteur de Soja / Cajou – Bénin
À travers ces initiatives, le Bénin entend franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son agriculture, avec pour objectif de réduire l’exportation de matières premières brutes au profit de produits transformés à plus forte valeur ajoutée. Une stratégie qui vise à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés internationaux tout en améliorant durablement les revenus des producteurs et la création d’emplois.



