Le Botswana franchit une étape décisive dans la modernisation de son économie. Le Service unifié des recettes du Botswana (BURS) a dévoilé, le 10 juillet 2026, une réforme fiscale d’envergure visant à générer 2,47 milliards de pulas (soit environ 210 millions de dollars américains) de recettes annuelles supplémentaires. Cette réforme, la plus importante depuis des décennies, a été présentée lors d’un atelier de sensibilisation des médias par Segametse Radibe-Michael, commissaire par intérim du BURS. L’objectif est quadruple : simplifier la législation, renforcer le civisme fiscal, s’aligner sur les standards internationaux et stopper les pertes de recettes. Au cœur de ce dispositif, le taux d’imposition sur les sociétés a été relevé à 24,5 %, contre 22 % précédemment, et ce depuis le 1er juillet 2026. Ce taux s’applique également aux sociétés non résidentes.
Le Botswana a lancé le 10 juillet 2026 une réforme fiscale menée par le Service unifié des recettes du Botswana (BURS) pour générer 210 millions de dollars de recettes annuelles. Cette initiative vise à moderniser l’administration, simplifier les lois et aligner le pays sur les standards internationaux pour limiter les pertes fiscales. Parmi les mesures clés, le taux d’imposition des sociétés, résidentes comme non résidentes, grimpe de 22 % à 24,5 %. L’objectif global est de renforcer le civisme fiscal tout en sécurisant les ressources nationales dans une économie mondialisée.
“Dans un contexte de mondialisation, nous souhaitons harmoniser nos données sur les revenus avec les exigences fiscales internationales. Compte tenu de la présence de multinationales opérant au Botswana, il est impératif d’intégrer toutes les normes de fiscalité transfrontalière à notre cadre réglementaire. “
Segametse Radibe-Michael, Commissaire par intérim, Service unifié des recettes du Botswana – Botswana
Le Botswana a également durci sa fiscalité contre l’évasion des multinationales en taxant les bénéfices rapatriés et en encadrant mieux les établissements stables. Dès octobre 2026, une TVA sur les services numériques sera introduite, parallèlement à une hausse de l’impôt à 27,5 % pour les hauts revenus. Cette réforme majeure sécurise les recettes publiques tout en modernisant la fiscalité sur la consommation et les revenus.
“L’objectif fondamental de la lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices est de garantir que la valeur créée au Botswana y soit effectivement taxée. C’est le principe même de notre démarche. Par ailleurs, il était nécessaire d’élargir l’assiette fiscale pour protéger nos ressources nationales. Parmi les réformes majeures de l’impôt sur le revenu figure l’introduction d’une nouvelle tranche d’imposition ciblant les revenus supérieurs à 400 000 ou 500 000 dollars. “
Segametse Radibe-Michael, Commissaire par intérim, Service unifié des recettes du Botswana – Botswana
Avec cette réforme, le Botswana espère non seulement stabiliser ses finances publiques, mais aussi offrir un cadre plus transparent et équitable pour les investisseurs, tout en sécurisant sa souveraineté fiscale dans une économie globalisée.



