Au Burkina Faso, 5,51 milliards de francs CFA viennent renforcer la résilience des petits producteurs face au changement climatique. Lancé le 16 octobre 2026 avec l’appui du Fonds international de développement agricole, ce financement du Fonds pour l’environnement mondial porte le budget du programme RESI-2P à 71,73 milliards de FCFA. Au-delà du soutien aux exploitants burkinabè, l’enjeu concerne toute l’Afrique : protéger les récoltes, sécuriser les revenus ruraux et renforcer l’autonomie alimentaire du continent.
C’est un véritable ballon d’oxygène pour le monde rural burkinabè face aux chocs climatiques, une rallonge financière du Fonds pour l’environnement mondial et du FIDA attribuée le 16 octobre dernier. L’enveloppe globale du programme RESI-2P passera désormais à près de 71,73 milliards de FCFA. Cette bouffée d’oxygène cible directement 109 000 producteurs des régions de Yaadga et de Nando, majoritairement des femmes et des jeunes. Acteur clé de cette mobilisation à l’échelle régionale, le FIDA réaffirme son rôle d’assembleur de financements au service des priorités nationales.
Dans le mandat que le gouvernement a donné au Fonds, au FIDA, il est question de les accompagner pour mobiliser des ressources pour répondre aux priorités du pays. Parmi les priorités des pays aujourd’hui, il y a les défis liés aux changements climatiques qui ont des conséquences sur les petits producteurs auxquels il faut apporter des réponses. C’est dans ce sens que, dans le cadre du programme Résil2P que le FIDA finance, dans son rôle d’assembleur de financement, il a mobilisé les ressources du Fonds mondial pour l’environnement pour apporter des réponses concrètes.
Sur le terrain, l’enjeu est aussi hautement économique : sécuriser les récoltes, limiter les pertes post-récoltes, améliorer les revenus des exploitants et faciliter leur accès aux marchés. Dans un contexte de forte pression climatique sur les systèmes agricoles, soutenir la petite paysannerie revient à fortifier les bases de l’approvisionnement alimentaire du pays.
Elles soutiendront en particulier deux lignes, l’intensification et la diversification durable de la production alimentaire d’une part, la commercialisation, l’entrepreneuriat et l’axe au financement d’autre part. Mais concrètement, quels modèles changer dans la vie de nos braves petits producteurs .
À l’échelle panafricaine, cette initiative illustre un défi commun aux économies du continent, qui vise à transformer les financements climatiques en gains concrets pour les producteurs, tout en développant des filières locales capables de nourrir les populations et de réduire la dépendance aux importations.



