Burkina Faso : 75 milliards FCFA pour préserver 240 ha de zones humides

Le Burkina Faso a lancé le 18 Août 2026 un vaste programme de réhabilitation du parc Bangr-Weogo, évalué à 75 milliards de francs CFA. Dépollution, reboisement, restauration des zones humides et nouveaux espaces de loisirs sont au programme. Un chantier majeur pour préserver ce patrimoine naturel face à la pression urbaine. 

Le gouvernement burkinabè veut redonner vie au Parc Bangr-Weogo, l’un des derniers grands espaces naturels de la ville de Ouagadougou. Le 18 août 2026, le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana à posé la première pierre de réhabilitation donnant ainsi le coup d’envoi pour le programme de réhabilitation évalué à 75 milliards de francs CFA, avec une première enveloppe de 5 milliards. Dépollution, reboisement, restauration des zones humides et sécurisation sont au cœur de cette opération. 

‘’  Le 20 juin 2026, à l’occasion de la nuit de l’arbre,  nous avons présenté au peuple burkinabé un projet ambitieux de réhabilitation de cette forêt. Aujourd’hui, nous précédons à la pose de la première pierre pour en même temps lancer les travaux d’aménagement de cette forêt classée.    ‘’

Mahamadou Sana, Ministre de la SécuritéBurkina Faso

Mais derrière ce chantier se joue un enjeu environnemental majeur. Le parc proprement dit couvre environ 240 hectares et fait partie d’un complexe de zones humides de 945 hectares, inscrit depuis 2019 sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale. Le site abrite une biodiversité importante et reçoit, selon la Convention de Ramsar, environ 25 000 visiteurs par an. 

 L’effet final recherché, comme le disait le directeur général des eaux au forêt, c’est de faire de Bangoriogo un espace touristique, floristique et faunique. Un espace où chaque burkinabé peut venir, passer du temps, faire de l’éducation écologique, également faire profiter le bon vivre à tout le monde.   ‘’

Mahamadou Sana, Ministre de la SécuritéBurkina Faso

La réhabilitation du parc urbain Bangr-Weogo apparaît donc comme un chantier à la fois écologique, urbain et touristique. Des études scientifiques ont recensé 327 espèces végétales dans le parc, dont 117 espèces ligneuses et 210 herbacées, malgré une forte pression humaine. Les autorités veulent désormais moderniser les infrastructures, créer de nouveaux espaces de loisirs et développer l’éducation environnementale. Les premières infrastructures sont annoncées pour décembre 2026. 

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