Le Burkina Faso a annoncé, par le biais d’un communiqué conjoint des ministères du Commerce et de l’Agriculture daté du 16 mars 2026, la suspension immédiate de l’exportation de tomates fraîches. Cette décision est motivée par la volonté de promouvoir la transformation des produits au niveau local. En conséquence, l’émission de nouvelles Autorisations Spéciales d’Exportation (ASE) est interrompue. Les opérateurs détenant des autorisations déjà valides disposent d’un délai de deux semaines pour achever leurs opérations d’exportation, passé lequel ces autorisations deviendront nulles.
Le Burkina Faso a suspendu l’exportation de tomates fraîches à l’échelle nationale à compter du 16 mars 2026. Cette décision, annoncée par les ministères du Commerce et de l’Agriculture, vise à encourager la transformation locale des produits agricoles. La délivrance d’Autorisations Spéciales d’Exportation (ASE) est suspendue. Les opérateurs avec des autorisations valides ont deux semaines pour finaliser leurs exportations, après quoi les autorisations deviennent caduques.
“Depuis que j’ai découvert le fonctionnement de l’unité Sopto ici à Bogotulaso, nous avons vu un personnel, mais aussi une direction qui met du cœur à l’ouvrage. Ici, pour produire un concentré de tomates de qualité, Sopto c’est la matérialisation d’une vision. Les Burkinabés y ont cru, les Burkinabés ont souscrit, et grâce à cette souscription-là, cette première unité de transformation de la tomate a pu voir le jour ici à Bogotulaso.”
Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, Premier ministre – Burkina Faso
Selon les autorités burkinabè, l’interdiction de l’exportation de tomates fraîches vise à favoriser l’industrialisation locale et l’approvisionnement des usines nationales de transformation. Cette mesure s’inscrit dans la politique du gouvernement de transition visant à créer des industries agroalimentaires, notamment via le programme d’actionnariat populaire qui a permis l’ouverture de plusieurs usines de concentré et de dérivés de tomate pour le marché intérieur.
“Évidemment, la réflexion continue pour pouvoir trouver le point d’équilibre et permettre que très rapidement Sopto puisse, en plus déjà de l’impact social significatif qu’on peut déjà remarquer, produire rapidement de la plus-value. Et comme je le disais, c’est la première unité, celle de Tenkodoue également est en cours d’achèvement. Et pour tous les constructeurs, il n’y a pas que la tomate, il y a aussi les unités d’exploitation d’or qui sont en cours de mise en place.”
Avec une production annuelle de plus de 300 000 tonnes, dont près de la moitié est exportée principalement vers le Ghana, la tomate est un produit majeur du Burkina Faso représentant 16,5 % de la production agricole et 10,5 % du secteur primaire. Elle génère près de 400 000 emplois et rapporte environ 50 milliards de FCFA par an. Cependant, une baisse des revenus des exportateurs et commerçants est à craindre si l’industrie locale ne peut pas absorber toute la production.



