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Burundi : destitution de Agathon RWASA à la tête du Congrès national pour la liberté

Agathon Rwasa, principale figure de l’opposition au Burundi, a été destitué de la présidence du Congrès national pour la liberté. Lors d’un congrès extraordinaire le 10 mars 2024, Nestor Girukwishakae, 60 ans, a été désigné comme nouveau leader. La légalité de la destitution a été contestée par Agathon Rwasa et ses partisans, qui accusent également le parti au pouvoir d’avoir contribué à cette décision.

Agathon Rwasa, leader emblématique de l’opposition au Burundi n’est plus président du parti Congrès national pour la liberté depuis le 10 mars 2024. A la faveur d’un congrès extraordinaire du parti, un nouveau leader, l’ancien chef de milice Nestor Girukwishakae, 60 ans, a été désigné. Des députés du CNL, organisateur de l’assemblée générale extraordinaire, ont reproché à Agathon Rwasa de n’avoir pas su restaurer l’union au sein de la formation politique.

“Aucun Burundais ne peut espérer rien de positif dans le processus électoral en préparation. Cela veut dire que le système en place ne veut pas qu’il y ait une compétition inclusive”.

Tatien SIBOMANA, Analyste politique, Burundi

Absent du congrès qui a conduit à sa destitution, Agathon Rwasa a dénoncé l’illégalité de la démarche. Pour le secrétaire général du CNL Simon Bizimungu, il s’agit d’une violation de l’article 47 des statuts du parti qui institue que seul le président et son représentant légal légitime sont autorisés à convoquer un congrès du parti. Des membres du CNL accusent également le parti au pouvoir, le CNDD-FDD d’avoir contribué à la destitution d’Agathon Rwasa en interdisant la tenue d’un congrès initié par le président déchu, le 2 mars 2024.

“C’est de notoriété publique que ces dix personnes dissidentes du CNL sont des vassaux du CNDD-FDD. Cela vient d’être officiellement prouvé. C’est une preuve de plus que le système en place ne veut jamais entendre parler de démocratie, ne veut jamais entendre parler d’élections libres et inclusives”.

Tatien SIBOMANA, Analyste politique, Burundi

Parti créé en 2019, le CNL s’est classé deuxième lors de la présidentielle de 2020, remportée par le président Evariste Ndayishimiye. Les dissensions au sein du CNL ont conduit à la suspension du parti en 2023. La destitution d’Agathon Rwasa de la tête du CNL a renforcé les fractures au sein du parti. Des fidèles de l’ancien président du CNL soutiennent la création d’une nouvelle formation politique. 

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