Yaoundé, la capitale du Cameroun franchit une étape majeure pour la santé en Afrique centrale. Le 26 mars, Afreximbank et les autorités camerounaises ont signé la cession de 10 hectares de terrain à Nkolmveng, près de l’aéroport de Nsimalen, pour lancer la construction du Centre Médical Africain d’Excellence (AMCE). Ce futur pôle offrira des soins spécialisés, formera des professionnels de santé et limitera l’exode médical, alors que l’Afrique perd chaque année près de 7 milliards USD à cause du tourisme médical.
Dans un pas majeur pour renforcer les infrastructures de santé en Afrique centrale, Afreximbank et les autorités camerounaises ont signé le 26 mars un accord portant sur la cession de 10 hectares de terrain à Afreximbank, permettant le lancement des travaux de construction du Centre Médical Africain d’Excellence (AMCE) à Yaoundé, notamment a Nsimalen. La coopération se concentrera sur la finalisation des aspects fonciers et opérationnels du projet, suite aux discussions techniques entre la délégation d’Afreximbank et le gouvernement camerounais.
Nous sommes passés d’une phase de conviction et de planification à une phase d’action. L’État, tout comme Afreximbank, a reconnu la nécessité de ce projet. Il s’agit d’une réalisation de très haute qualité, désormais en phase de concrétisation. L’État nous cède un terrain de 10 hectares, permettant à Afreximbank de lancer dès aujourd’hui la construction de cet hôpital de niveau international.
George Elombi, Président d’Afreximbank
Cet accord prévoit la création au Cameroun d’un centre médical moderne et spécialisé, pôle d’exc,ellence pour la formation des professionnels de santé, le traitement de pathologies complexes et l’accueil de patients de toute la région, limitant ainsi le tourisme médical. Selon Afreximbank, l’Afrique perd chaque année environ 7 milliards USD à cause de ce phénomène. Le centre offrira des soins de haut niveau en oncologie, cardiologie et hématologie.
Il s’agit d’un centre de santé d’excellence qui permettra de rapatrier à Yaoundé non seulement les professionnels de santé – médecins, techniciens et professeurs – actuellement à l’étranger, mais aussi des patients africains. Ce projet contribuera à créer des emplois tout en offrant à nos malades la possibilité de se soigner localement.
Célestine Ketcha Courtès, Ministre de l’Habitat et du Développement urbain
Pour des experts, cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large d’Afreximbank visant à stimuler le développement des secteurs socio‑économiques clés en Afrique, notamment la santé, dans le cadre de son mandat de promotion du commerce et des investissements sur le continent. Un projet similaire a été exécuté avec succès à Abuja au Nigeria, l’objectif à long terme de la Banque africaine d’import export étant de créer un réseau d’établissements de santé offrant des soins de classe mondiale en Afrique.



