Yaoundé devient l’épicentre du commerce mondial. A l’occasion de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, qui se déroule du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé au Cameroun, les premières voix s’élèvent déjà pour appeler à un système commercial plus inclusif, notamment pour l’Afrique et les femmes
La 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC organisée au Cameroun représente un rendez-vous stratégique. Au cœur des échanges : la place de l’Afrique dans le commerce mondial. Avec près de 16 % de la population mondiale, le continent ne représente qu’environ 3 % des échanges internationaux. Un déséquilibre que les dirigeants africains entendent corriger. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, également président de cette conférence, a insisté sur le potentiel du pays.
Le Cameroun a mis le secteur privé, l’entreprise au cœur de son développement, au cœur de son projet. Le projet du Chef de l’Etat, Paul Biya, de la transformation structurelle de l’économie camerounaise qui ne se ferait que par le biais de l’entreprise.
LUC MAGLOIRE MBARGA ATANGANA, Ministre du Commerce
Dans un contexte de remise en question du système commercial international, l’Organisation mondiale du commerce multiplie les réformes pour rester pertinente et mieux répondre aux attentes des pays en développement, notamment africains.La Directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala, appelle à une transformation de l’institution, avec des mesures concrètes pour faciliter l’intégration de l’Afrique dans le commerce mondial, moderniser les règles et tirer parti du commerce numérique, aujourd’hui en pleine expansion.
L’OMC doit évoluer vers une organisation plus agile et flexible, capable de créer des règles plus rapidement, éventuellement au sein de coalitions de pays volontaires. Dans un monde en constante évolution, nous devons nous mettre en mouvement, car la géopolitique, la technologie, l’IA, le changement climatique et d’autres défis mondiaux sont omniprésents.
NGOZI OKONJO-IWEALA, Directrice générale de l’OMC
À travers des initiatives comme le Fonds WEIDE, l’OMC entend renforcer la participation des femmes, notamment dans le commerce numérique, l’un des secteurs les plus dynamiques au monde. Un enjeu crucial à l’heure où les économies africaines cherchent à mieux s’intégrer dans les chaînes de valeur globales.



