Au Cameroun, le sous-emploi systémique étrangle près des trois quarts de la population active. Pour briser ce cycle, Yaoundé a accueilli, les 22 et 23 juillet 2026, la session inaugurale du Forum National de l’Emploi Inclusif (FONAEI). Portée par l’association Synergie Active avec le soutien du gouvernement, cette initiative dresse un diagnostic sans complaisance de la précarité touchant les femmes et les jeunes diplômés. L’objectif est clair : tracer une feuille de route pour des politiques publiques plus équitables, levier indispensable à la modernisation du marché du travail en Afrique centrale.
Le rideau est tombé sur la première édition du Forum National de l’Emploi Inclusif (FONAEI), tenue les 22 et 23 juillet 2026 à Yaoundé. Co-organisé par Synergie Active et le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ce sommet s’est imposé comme un laboratoire de solutions pour l’intégration des populations marginalisées. Si le chômage officiel affiche un taux modeste de 4,2 %, la réalité sociale est bien plus brutale : selon l’Institut national de la statistique (INS), le sous-emploi asphyxie 75 % des actifs. Dans un pays où l’économie informelle capte 90 % des emplois, l’insertion durable des jeunes reste un défi titanesque.
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Eric Didier Edang Mengala, Président du comité d’organisation du FONAEI – Cameroun
Sous le thème « Construire un marché du travail inclusif, équitable et performant », les débats ont exposé une double fracture sociale. Les chiffres sont éloquents : ce sous-emploi invisible frappe de plein fouet 63,7 % des femmes actives. Quant aux jeunes diplômés du supérieur, plus de 70 % d’entre eux ne parviennent pas à décrocher un emploi stable durant les trois premières années de leur vie active, illustrant l’urgence d’une réforme structurelle.
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Eric Didier Edang Mengala, Président du comité d’organisation du FONAEI – Cameroun
Plus qu’une simple rencontre, les organisateurs ambitionnent de pérenniser le FONAEI pour en faire une plateforme de dialogue permanent. La finalité est d’impulser des pratiques professionnelles et des politiques publiques capables de transformer les failles actuelles du marché en de réels leviers de croissance et de cohésion sociale pour le Cameroun.



