À l’occasion de l’ouverture du Festival Yarha le 25 janvier, les organisateurs ont placé le cinéma africain de demain au cœur des priorités culturelles. En marge des projections et rencontres professionnelles, plusieurs échanges de haut niveau ont été engagés afin de promouvoir une vision du développement cinématographique fondée sur l’innovation, les partenariats et la coopération internationale. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte marqué par des défis structurels, notamment en matière de financement, de formation et d’accès à la diffusion pour les créateurs africains.
La cérémonie d’ouverture du Festival Yarha s’est tenue le 25 janvier, lançant une nouvelle édition placée sous le thème « Le cinéma de demain en Afrique : innovation, solidarité, excellence ». Cette 12ᵉ édition réunit 45 films sélectionnés parmi plus de 110 candidatures, provenant de 18 pays. À travers projections, rencontres professionnelles et ateliers, le festival affirme sa volonté d’accompagner les mutations du secteur cinématographique africain.
« Le cinéma de demain ne se fera pas avec les recettes d’hier. L’innovation, ce n’est pas seulement la technologie, bien que nous l’abordions cette année avec nos ateliers sur l’intelligence artificielle. »
Sylvie Nwet, Promotrice du Festival Yarha – Cameroun
L’événement se positionne également comme un espace de repérage et d’accompagnement des jeunes talents, en lien avec les institutions culturelles et les partenaires du secteur. Des compétitions dédiées, des formations et des échanges professionnels visent à favoriser l’émergence de nouvelles voix et à structurer des parcours durables pour les créateurs. Le festival revendique ainsi un rôle de catalyseur dans la chaîne de valeur cinématographique.
« Le festival Yarha permet de découvrir les jeunes. C’est une pépinière. Et après, pourquoi pas, On peut les suivre sous une forme, une multiforme. Par exemple, dès que le film est primé, certainement il est soutenu par les institutions, par les partenaires, et ça fait que ce film peut parcourir, avoir un chemin, faire du chemin. »
Martin Poulibe, Président du Jury – Cameroun
Au-delà de sa dimension artistique, le Festival Yarha se veut un outil de structuration et de rayonnement du cinéma africain, en favorisant la coopération, l’excellence et l’innovation. Avec une fréquentation estimée à plus de 3 000 participants, incluant professionnels, étudiants et grand public, l’édition 2026 ambitionne de renforcer les synergies entre création, formation et diffusion. Yarha s’affirme ainsi comme un rendez-vous stratégique pour penser et construire l’avenir du cinéma africain.



