Au Cameroun, la modernisation de la gestion des finances publiques passe aussi par la formation. Les lauréats camerounais de la 8ème promotion de l’Institut de l’Économie et des Finances, Pôle Régional, ont reçu leurs diplômes. Formés pour intégrer les régies financières, ces nouveaux cadres sont appelés à renforcer la mobilisation des ressources de l’État, dans un contexte de réformes et de défis persistants. Une cérémonie solennelle pour marquer la fin de formation de ces jeunes cadres destinés à intégrer les administrations financières.
“les régies financières sont un ensemble de corps, de métiers, qui permettent à un état de mobiliser les ressources financières. Ce sont dans ces corps-là que sont la douane, les impôts d’un côté, le trésor, le budget de l’autre, et ce sont ces personnels que nous livrons aujourd’hui à l’administration publique camerounaise.”
JACQUINOT VOUNDI, Directeur général de l’IEF – Pôle Régional – Cameroun
Au total, 20 Camerounais sur plus de 300 auditeurs formés dans les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Une formation axée sur la rigueur, la performance et les standards internationaux. Des compétences clés, alors que les régies financières restent au cœur des politiques publiques. Leur rôle : sécuriser les recettes de l’État, améliorer la traçabilité et accompagner la modernisation en cours.
“C’est un honneur pour moi, mais également pour l’ensemble de la promotion, pour avoir représenté le Cameroun au Gabon, mais également d’avoir fait briller l’état du Cameroun. Et c’est un honneur pour nous de servir l’état du Cameroun. Comme l’a dit le ministre tout à l’heure, le diplôme n’est que le point de départ. Il faut donc faire preuve de discipline, de rigueur pour être de bons fonctionnaires et au service public.”
YAYA HABIBA, Major de la promotion – Cameroun
Malgré les réformes engagées, le Cameroun fait face à des difficultés persistantes : mobilisation insuffisante des recettes, fraude fiscale, lenteur administrative ou encore exigences accrues en matière de transparence. Dans ce contexte, l’État mise sur ces nouveaux profils pour accompagner la digitalisation, notamment à travers des outils comme le système Aigle, destiné à moderniser la gestion publique.
“Chers lauréats, votre pays attend désormais beaucoup de vous.Il attend que vous mettiez votre savoir, votre compétence et votre énergie au service de l’intérêt général. Vous représentez une ressource humaine précieuse pour notre État. ”
JOSEPH LE , Ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative – Cameroun
Avec l’intégration de ces nouveaux cadres, le Cameroun poursuit la modernisation de son administration publique. Une réforme marquée par la digitalisation des procédures, le déploiement d’outils comme le système Aigle pour la gestion des agents publics, et la volonté d’améliorer la transparence et la performance des services.



