Le Cameroun renforce le développement de son capital humain à travers la formation professionnelle, pilier essentiel de sa stratégie de croissance et d’industrialisation. En investissant dans des filières porteuses comme le stylisme et le modélisme, le pays valorise les compétences locales et se positionne comme un acteur clé de l’économie créative en Afrique centrale. Cette dynamique vise à améliorer l’employabilité des jeunes, soutenir l’entrepreneuriat et répondre aux besoins du marché du travail, contribuant ainsi à un développement économique durable.
Au Cameroun, la formation professionnelle est un pilier de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, structurée par le Ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle et encadrant plus de 300 000 apprenants chaque année dans divers métiers, dont le stylisme et modélisme. Ces cursus visent à répondre aux besoins du marché de l’emploi et à réduire le chômage des jeunes formés.
“Aujourd’hui, je suis à une cinquantaine d’apprenants formés et pratiquement tous, parce que je crois pratiquement, il n’y a que trois qui ne sont pas installés à leur propre compte. Et ces trois-là travaillent pour d’autres personnes.”
Yannick Kolo Sa’a, Styliste modéliste – Cameroun
À Travers le pays, on compte plus de 1 800 centres de formation professionnelle en activité, dont une majorité privée, offrant des formations techniques et artistiques variées. Dans le domaine de la mode, plusieurs centres à Douala, Yaoundé et d’autres régions dispensent des cours axés sur la conception, le dessin, le patronage et la confection. Ces formations permettent aux diplômés de devenir stylistes, modélistes ou créateurs indépendants, avec des débouchés dans l’atelier, la haute couture ou la création de marques.
“Je veux d’abord parler aux jeunes que la formation, ce n’est pas un perd temps. La formation est quelque chose qui reste gravé à vie. Donc, moi je dirais plutôt aux jeunes de se pencher vers la formation, pas seulement en haute couture, mais que les jeunes se forment, parce qu’à base de cette formation, ils seront autonomes.”
Yannick Kolo Sa’a, Styliste modéliste – Cameroun
Dans un contexte où une grande partie de la jeunesse n’a qu’un accès limité à l’emploi formel, la formation en stylisme et modélisme renforce l’employabilité locale et l’entrepreneuriat. Les taux de réussite des centres sont élevés avec plus de 80 % des apprenants complétant leur formation et entrant sur le marché du travail. En outre, des projets pilotes cherchent à aligner la formation professionnelle sur les besoins du marché en alternance, renforçant ainsi la transition vers une insertion professionnelle durable de la jeunesse.



