A l’initiative du président de la République Paul Biya, les deux chambres du Parlement camerounais se sont réunies en congrès ce 2 avril 2026 à Yaoundé à l’effet d’examiner un projet de loi portant modification de la Constitution pour la création d’un poste de vice-président. Une réforme majeure dans le cadre du septennat du président Paul Biya.
Les deux chambres du Parlement camerounais, l’Assemblée nationale et le Sénat, se sont réunies exceptionnellement, en Congrès ce 2 avril à Yaoundé, à l’effet de se prononcer sur la modification de certains articles de la Constitution. Le projet de loi soumis à l’attention des députés et des sénateurs, à l’initiative du président Paul Biya, propose essentiellement un poste de vice-président de la République. Une initiative qui devrait améliorer le fonctionnement des institutions comme l’a expliqué le président du Congrès Théodore Datoua; une “occasion historique également” dans le cadre du début du septennat du président Paul Biya.
“Il ne fait pas de doute que l’esprit du projet soumis à notre examen se situe en droite ligne de cet engagement renouvelé du chef de l’Etat et de son appel à l’union sacrée. L’initiative du président de la République participe de sa volonté bien connue qu’il a maintes fois affirmée, pour une amélioration constante des institutions de la République, des institutions qu’il faut adapter aux exigences de l’heure afin que notre pays puisse toujours et au mieux relever les nombreux défis qui l’interpellent.”
Théodore Datouo, Président de l’Assemblée nationale, président du Congrès – Cameroun
Le projet de loi modifiant et complétant la Constitution de la République du Cameroun propose la création d’un poste de vice-président qui peut être nommé ou limogé par le président de la République. La durée du mandat du vice-président ne peut excéder celle du mandat du président. C’est le vice-président qui assure la vacance en cas d’empêchement définitif du chef de l’Etat en exercice. Le poste de Premier ministre est maintenu. Une innovation qui devrait toutefois toujours s’inscrire dans la gestion des équilibres socio-culturels, la géographie politique du Cameroun et rassurer sur les perspectives de succession à la tête de l’Etat.
“Le chef de l’Etat avait annoncé que le septennat dans lequel il s’engageait allait être l’un des plus importants sinon le plus important de l’histoire de notre pays. Il y a donc un changement dans le corps même de la Constitution qui va être adopté; et qui sera acté. Je n’ai aucun doute là-dessus que dans les prochains jours que cette évolution va s’accentuer en touchant aux institutions qui accompagnent précisément la Constitution. C’est-à-dire que le Pouvoir exécutif pourra être modifié pour être en conformité avec cela ne serait-ce que par la nomination, l’avènement de ce poste de vice-président.”
Laurent Charles Boyomo Assala, Sénateur – Cameroun
“Vous savez, depuis 1990 le président Paul Biya a démocratisé la vie publique nationale, la vie démocratique; et nous sommes dans ces réformes. C’est l’aboutissement qui viendra avec la modification de cette Constitution; ça permettra d’améliorer le fonctionnement de notre Etat.”
Célestin Tabouli, Député – Cameroun
Adopté par la Conférence des présidents ce 2 avril à Yaoundé, le texte doit encore obtenir la majorité des voix des membres du Congrès avant sa promulgation par le président de la République Paul Biya. Une étape qui augure d’une issue favorable du fait du poids du RDPC à l’Assemblée nationale et au Sénat.



