Mieux connaître les sols pour mieux produire. Au Cameroun, le numérique entre dans une nouvelle phase de transformation de l’agriculture. Une convention de rétrocession d’équipements et de plateformes numériques au MINADER vient d’être signée, alors que débute la collecte et l’analyse d’échantillons de sols cultivables. Objectif : constituer une base de données fiable pour orienter les choix agricoles et améliorer durablement la productivité.
Selon le ministre Camerounais de l’agriculture et du développement rural Gabriel Mbairobe “La fertilité d’un sol ne se devine pas, elle se mesure”, le Cameroun veut disposer d’une photographie plus précise de son potentiel agricole. Désormais, cette mesure entend passer par la donnée, à travers une plateforme interactive de cartographie de la fertilité des sols cultivables.
La fertilité d’un sol ne se devine pas, elle se mesure. Sans cette connaissance, l’agriculteur peut choisir une culture mal adaptée, appliquer un fertilisant en quantité inadéquate ou engager une dépense sans obtenir le résultat attendu.
GABRIEL MBAIROBE, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural
Cet outil numérique répond à un enjeu précis : savoir où et comment produire. Les analyses géoréférencées permettent de connaître les sols, d’orienter les cultures et d’adapter la fertilisation. C’est l’objet de la convention signée entre le MINPOSTEL et le MINADER, organisant la rétrocession des équipements et plateformes numériques du PATNUC. Cette étape permettra au MINADER d’exploiter, sécuriser et mettre à jour ces outils.
La gouvernance publique ne peut plus reposer sur des informations fragmentées et approximatives. Elle exige des données fiables, harmonisées et disponibles en temps utile afin d’anticiper les risques, d’orienter les interventions et d’évaluer les politiques mises en œuvre.
LIBOM LI LIKENG, Ministre des Postes et Télécommunication
Le programme prévoit le prélèvement de 27 300 échantillons, assortis d’analyses en laboratoire, pour cartographier 1,4 million d’hectares de terres cultivables dans cinq régions prioritairement ciblées : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.La valeur de ce volume de données reposera sur la qualité, la traçabilité et la mise à jour des prélèvements.
Une carte n’est utile que si chaque donnée qui la compose est digne de confiance.
GABRIEL MBAIROBE, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural
Du champ au numérique, le Cameroun mise sur la connaissance des sols et des données fiables pour orienter les choix agricoles, optimiser les intrants et faire du digital un levier de productivité.


