À Batié, ville natale de Francis Ngannou dans la région de l’ouest Cameroun, le champion camerounais a transformé une partie de son parcours en opportunité pour les jeunes. Il y a construit une fondation dotée d’un complexe multisport qui accueille gratuitement les passionnés de sports de combat. Sur place, l’infrastructure devient un espace de formation, mais aussi un symbole : celui d’une réussite qui cherche à faire naître d’autres talents.
Champion du monde de MMA en 2021 et premier Africain sacré à l’UFC, Francis Ngannou n’a pas oublié d’où il vient. À Batié, son village natal, dans la région de l’Ouest au Cameroun, sa fondation construit en 2019 le tout premier gymnase certifié du pays. Un investissement personnel, mais surtout un projet tourné vers l’avenir : offrir aux jeunes des zones rurales des infrastructures sportives et des opportunités qui lui ont longtemps fait défaut, avant de connaître, à son tour, une ascension exceptionnelle jusqu’au sommet du MMA mondial.
“Ce gymnase, sa venue à Batié, a été comme un rêve devenu réalité, puisque nous, ici, nous rêvions de faire dans les sports de combat, mais nous n’avions pas de salle ici sur place. Donc, depuis que la salle est venue, la salle nous permet de réaliser ce qu’on a eu à rêver depuis l’enfance. Déjà que la salle est entièrement gratuite et le matériel offert.”
Jean-Michel Chedjou, Jeune athlète – Cameroun
Boxe, MMA, judo… à Batié, ce gymnase offre aux jeunes talents un cadre d’entraînement accessible gratuitement, matériel compris. À travers sa fondation, Francis Ngannou multiplie les initiatives pour garantir un encadrement gratuit, mais surtout durable, aux jeunes de la localité. Une véritable chaîne de solidarité s’est ainsi mise en place, portée aujourd’hui par plusieurs structures complémentaires, avec un même objectif : détecter les talents, les accompagner et leur donner les moyens de progresser.
“Ici à la Fondation Francis Nganou, on accueille les jeunes gratuits. Donc chacun vient, il profite comme il veut, c’est gratuit. C’est différent d’ailleurs, où on paye, il ne faut pas chercher l’argent pour payer la salle. Ici, ils nous aident beaucoup avec l’entraînement gratuitement et c’est un grand pas.”
Ulrich Sipogne, Jeune athlète – Cameroun
L’élan de formation ne s’arrête pas à Batié. À Douala, capitale économique du Cameroun, un second complexe sportif vient renforcer ce dispositif. Deux sites, une même ambition : transformer le parcours et la réussite d’un champion en un véritable levier collectif. L’objectif est désormais de faire émerger, partout au Cameroun, une nouvelle génération de sportifs africains, mieux formés, mieux encadrés et capables, à leur tour, de viser les sommets.