Après une première édition consacrée aux défis de la transformation durable du Cameroun, The Okwelians prépare son deuxième sommet. Le Think Do Tank réunit le 24 septembre 2026 à Yaoundé une vingtaine de partenaires institutionnels, économiques et techniques. Objectif : préparer le The Okwelians Summit 2027 et surtout passer du diagnostic à l’action. Avec une ambition affichée : contribuer à une croissance plus forte et à une prospérité davantage partagée.
À Yaoundé, le ton est donné. Pour The Okwelians, le temps n’est plus seulement à l’analyse des difficultés du Cameroun, mais à la recherche de solutions concrètes. Le dîner des partenaires organisé le 24 septembre 2026 dans la capitale politique du Cameroun ouvre ainsi la mobilisation autour de la deuxième édition du The Okwelians Summit, prévue du 17 au 19 mars 2027 à Yaoundé. Le thème retenu : « Cameroun 2035 : co-construire le paradigme de la prospérité partagée ».
Selon le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane May, cette offensive repose sur la transformation locale, le développement rural, l’accès à l’énergie et la valorisation du capital humain. La jeunesse camerounaise constitue ainsi un atout majeur pour stimuler l’emploi et la création de richesses.
« Pour ce qui est du Cameroun, bien entendu, les données qui ont été partagées, à savoir le taux de croissance qui est resté autour de 3,5 %, démontrant cette forte résilience, est à apprécier, mais très vite. Il faudrait se dire que l’objectif n’est pas la résilience. L’objectif, c’est l’offensive économique, c’est de conquérir des marchés. »
ALAMINE OUSMANE MEY, Ministre de l’économie de la planification et de l’aménagement du territoire – Cameroun
Dans un contexte où la croissance camerounaise reste en dessous des objectifs fixés par la Stratégie nationale de développement, pour Jacques Jonathan Nyemb président de the Okwelians, l’enjeu est désormais de construire une dynamique qui associe l’État, le secteur privé et la société civile. Trois priorités sont avancées : une plateforme permanente de dialogue, une feuille de route issue d’une consultation participative et surtout des projets capables de générer de la valeur et des emplois.
« La question ne doit plus être de savoir pourquoi nous n’avons pas atteint les 8,5%, mais comment nous allons collectivement créer les conditions des 10% nécessaires pour les dix prochaines années. En tant que laboratoire d’innovation sociale et catalyseur d’une nouvelle ingénierie de l’action publique-privée, le rôle de The Okwelians depuis sa création en février 2020 n’a jamais été de se borner à critiquer l’action publique. Notre rôle a toujours été, est et continuera à être de l’éprouver dans les territoires, de l’enrichir par la recherche d’action et surtout de l’accélérer vers la transformation durable. »
JACQUES JONATHAN NYEMB, Président de THE OKWELIANS – Cameroun
Passer des recommandations aux réalisations. C’est également l’appel lancé par le président de la Chambre de commerce européenne. Projets lancés, partenariats conclus, financements mobilisés, emplois créés : le secteur privé veut désormais des indicateurs d’impact.
« A la fin du Summit, j’aimerais que nous ne comptions pas seulement les participants, les panels ou les recommandations. J’aimerais que nous puissions compter les projets lancés, les partenariats conclus, les financements mobilisés et surtout les emplois créés. Parce qu’au fond, le vrai succès du Summit ne se mesurera pas à ce que nous aurons dit dans la salle, mais à ce qu’il exigera grâce à lui une fois que nous en serons sortis. »
YANIS ARNOPOULOS, Président Eurocham Cameroon – Grèce
Après avoir réuni plus de 300 participants issus de plus de 20 nationalités en 2025 et produit un livre vert de recommandations, The Okwelians veut franchir une nouvelle étape. D’ici mars 2027, consultations, rencontres et partenariats devront permettre de transformer les idées en projets.



