54 pays, un marché continental aux opportunités majeures . Avec la ZLECAf, le Cameroun veut booster ses exportations et accélérer son industrialisation. Mais comment surmonter les obstacles à la compétitivité et permettre aux entreprises locales de conquérir les marchés africains ? La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique identifie les leviers d’action.
54 pays, un marché continental et des opportunités d’exportation. La Zone de libre-échange continentale africaine, ZLECAf, ambitionne de dynamiser les échanges et d’accélérer l’industrialisation du continent. Pour le Cameroun, l’enjeu est de transformer ses atouts économiques en parts de marché et en emplois.
Le Cameroun possède l’économie la plus diversifiée d’Afrique centrale. Il constitue déjà un pôle important de l’activité économique et industrielle de la sous-région. Il existe donc de réelles opportunités pour conquérir les marchés régionaux et sous-régionaux.
Mais le potentiel reste à concrétiser. En Afrique centrale, le commerce entre pays de la sous-région représente moins de 5 %, contre environ 15 % à l’échelle du continent africain. La dépendance aux matières premières, les coûts logistiques et les obstacles non tarifaires freinent encore les échanges.
Améliorer la qualité de nos corridors commerciaux. C’est l’une des premières recommandations, également soulignée par le secteur privé.
Il faut agir à deux niveaux : les infrastructures physiques, mais aussi les procédures et les services qui facilitent le commerce. Les coûts des opérations et les frais liés à la traversée de nos corridors restent particulièrement décourageants. La gouvernance de ces axes doit donc être améliorée.
JEAN-LUC MASTAKI NAMEGABE, Directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale
Agro-industrie, industrie pharmaceutique, transformation du bois : plusieurs filières camerounaises disposent d’un potentiel d’exportation. La compétitivité dépendra aussi de l’innovation, de la qualité des produits et de l’accès à l’information commerciale.
Les règles d’origine et les pratiques liées à la qualité sont essentielles. Nos petites et moyennes entreprises ne pourront pas accéder pleinement au marché sous-régional si les dispositifs d’assurance qualité ne sont pas accessibles et inclusifs. Il faut donc développer des modèles économiques qui permettent aux PME d’accéder aux normes et de garantir la qualité de leurs produits.
JEAN-LUC MASTAKI NAMEGABE, Directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale
Pour le Cameroun, le défi est désormais de passer des opportunités aux résultats : développer les exportations, soutenir les PME et faire de la ZLECAf un levier de croissance et de création d’emplois.



