Cap-Vert : le président José Maria Neves appelle à protéger les écosystèmes marins

La pollution plastique est un défi majeur sur les côtes de l’Afrique atlantique, avec 6,9 millions de tonnes de déchets générés en 2018 par 17 pays, dont plus de 80 % sont mal gérés. Face à cette dégradation des océans et des plages, le Président cap-verdien, José Maria Neves, a appelé 20 homologues africains à renforcer la coopération bilatérale et régionale pour protéger les écosystèmes marins.

Face à la crise critique de la pollution plastique sur les côtes de l’Afrique atlantique (6,9 millions de tonnes de déchets générées en 2018, dont plus de 80 % mal gérés par 17 pays, de la Mauritanie au Gabon), le Président cap-verdien, José Maria Neves, a lancé un appel urgent à 20 homologues africains pour renforcer la coopération régionale et bilatérale. L’objectif est de protéger les écosystèmes marins et les ressources naturelles, s’inscrivant dans un effort international concerté.

Il y a quand même une évidence, si le président Nevesse lance cet appel, c’est que la pollution plastique est une menace qui est transfrontalière. Renforcer la coopération me semble être une nécessité stratégique pour, déjà, protéger la biodiversité marine qui ne connaît pas de frontières, aussi pour sauvegarder les ressources halieutiques qui sont quand même vitales pour l’économie et la sécurité alimentaire africaine, et harmoniser les politiques de gestion des déchets pour transformer cette crise écologique en quelque chose qui est une opportunité d’économie circulaire régionale.

L’Afrique de l’Ouest est durement touchée par une crise environnementale majeure due à l’accumulation de déchets plastiques dans ses océans, contribuant à 7,8 % de la pollution mondiale. Cette pollution, alimentée par une mauvaise gestion locale, les décharges côtières (Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana) et les importations, menace gravement la biodiversité et la pêche. En dix ans de campagnes de nettoyage, près de 600 tonnes de déchets plastiques ont été collectées par les ONG sur la plage des Achados, au Cap-Vert, mettant en péril la reproduction des tortues marines.

Pour transformer l’appel du président Neves en action concrète, les puits de la façade atlantique peuvent déployer, selon moi, quatre leviers majeurs. Déjà, harmonisation des lois, interdire des plastiques à usage unique de manière coordonnée pour éviter les marchés voire transfrontaliers, installer des systèmes de récupération des déchets en amont, notamment des barrières flottant dans les embauches ou des fleuves, pour stopper le plastique avant qu’il n’atteigne l’océan, les aires marines protégées, il faut les étendre, là où la pêche et les activités industrielles sont limitées pour permettre à la biodiversité de se régénérer, puis utiliser les données spatiales pour identifier les zones d’accumulation des plastiques en mer.

Le président José Maria Neves appelle à une action directe et concertée pour faire face aux menaces critiques qui pèsent sur l’océan, notamment la pollution marine, la surpêche, le changement climatique et la dégradation des écosystèmes côtiers. Il est impératif d’intensifier la coopération, ce qui implique l’élaboration de stratégies communes et la mobilisation des financements nécessaires. Ces mesures sont essentielles pour assurer la pérennité des océans et la préservation de ce patrimoine naturel vital pour les générations futures.

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