Centrafrique : le BRDC plaide pour la transparence

En République centrafricaine, le BRDC demande davantage de transparence dans la gestion des affaires publiques. L’opposition interpelle le pouvoir sur les finances publiques, l’exploitation minière et la programmation militaire. Des préoccupations qui interviennent dans un contexte où les partenaires internationaux appellent également à renforcer la mobilisation des ressources nationales.

Selon la Banque mondiale, les recettes intérieures de la Centrafrique restent inférieures à 10 % du PIB. Une situation qui limite les marges de manœuvre de l’État pour financer les services publics et le développement. Pour le BRDC, l’enjeu est aussi social : améliorer les ressources publiques doit permettre d’améliorer les conditions de vie des Centrafricains.

Nous voulons que notre pays change. Nous ne sommes pas partisans des difficultés salariales de nos compatriotes. En tant que politiciens, nous voulons voir le sourire sur le visage de la population, la joie de vivre, d’être dans son pays et d’être capable de se prendre en charge, parce que la misère peut réduire la dignité des gens.

CRÉPIN MBOLI-GOUMBA, Coordonnateur du BRDC

Autre sujet : les ressources minières, notamment l’or de Ndassima. Le gisement, situé dans la Ouaka, est associé à un permis d’exploitation industrielle attribué à Midas Ressources et valable jusqu’en 2037. Le rapport ITIE 2023 ne fait toutefois état d’aucune production, exportation ou paiement déclaré par l’entreprise pour cette année. Le BRDC demande ainsi des éclaircissements sur les actionnaires, les revenus générés et leur éventuel retour dans l’économie nationale.

Nous poussons les responsables à répondre parce que la propriété d’une entreprise entraîne le bénéfice des résultats de l’entreprise. Seuls les propriétaires de l’entreprise en récoltent les dividendes. Donc, concernant  la mine de Ndassima, nous voulons en connaître les actionnaires, afin qu’ils nous disent : si la RCA exporte une somme importante, d’environ 300 milliards, est-ce que cet argent revient en Centrafrique ?

MARTIN ZIGUÉLÉ, Porte-parole du BRDC

Dernier volet : la défense. Le BRDC demande un bilan de la programmation militaire adoptée en 2019, notamment sur le recrutement, la formation et les équipements. Finances publiques, ressources minières et défense : trois dossiers qui renvoient, selon l’opposition, à une même exigence de transparence et de résultats. Un débat qui s’inscrit également dans les enjeux de gouvernance suivis par les partenaires internationaux de la Centrafrique.

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